La FEI lève ses restrictions envers la Russie
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Après plus de quatre ans d'exclusion, le dressage russe et biélorusse va retrouver sa place sur l'échiquier international. La Fédération Équestre Internationale a en effet acté la levée des mesures prises au lendemain de l'invasion de l'Ukraine, entrées en vigueur dès le 6 mars 2022. À compter du 5 octobre prochain, cavaliers, chevaux et officiels russes et biélorusses pourront de nouveau concourir sous leurs couleurs nationales, sans plus avoir à endosser le statut d'Athlètes Individuels Neutres qui prévalait jusqu'alors pour les rares engagés tolérés depuis fin 2023.
C'est la fédération équestre russe elle-même qui a annoncé la nouvelle ce mercredi, évoquant de longues négociations avec les instances internationales avant d'obtenir le feu vert du Conseil de la FEI. Sollicitée par l'agence Reuters, la FEI n'avait pas encore réagi officiellement au moment de la publication de l'information.
Ce revirement n'a rien d'isolé : il s'inscrit dans la continuité de la décision prise en juillet par le Comité International Olympique de lever, à titre provisoire, la suspension du Comité Olympique Russe. Une porte qui pourrait, à terme, permettre aux athlètes russes de défendre à nouveau les couleurs de leur pays lors des Jeux de Los Angeles en 2028. Le dressage n'est d'ailleurs pas la seule discipline concernée par ce mouvement de fond : la Fédération Internationale de Basketball a levé mardi ses restrictions sur les joueurs et officiels russes et biélorusses pris individuellement, tandis que la Fédération Internationale de Ski a de son côté annoncé mercredi que les athlètes russes et biélorusses pourraient concourir dès la saison 2026-2027, sous réserve de signer une déclaration de neutralité et de se plier aux exigences antidopage, sans drapeau ni hymne national.
Dans son communiqué, la FEI a tenu à rappeler qu'elle « souhaite saisir cette occasion pour réaffirmer son soutien au peuple ukrainien », une précision qui accompagne systématiquement ce type d'annonce depuis le début du conflit. Reste désormais à observer comment cavaliers et chevaux russes, largement coupés du circuit international depuis 2022, referont leur place sur les podiums des grands rendez-vous mondiaux.
source : Reuters



























