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Quelles nations pour quels gains ?

il y a 3 minutes
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L’Allemagne continue inlassablement de dominer le dressage international, mais les derniers classements réalisés par Hippomundo révèlent des évolutions notables derrière la nation leader. La Belgique a nettement renforcé sa position ces dernières années, les États-Unis consolident leur place parmi les nations de premier plan, et le Royaume-Uni a retrouvé sa place dans le trio de tête. Parallèlement, le Danemark se redresse après une période de baisse de ses gains, tandis que les Pays-Bas et la Suède font face à une dynamique plus difficile. En comparant le classement des 365 derniers jours avec celui des années précédentes, Hippomundo a identifié les pays qui progressent réellement, ceux dont la croissance ralentit et les nations qui perdent progressivement du terrain avec des chiffres qui prennent en compte le montant total des gains, le nombre de cavaliers et les gains moyens par cavalier, pour une vision plus globale qu’un classement simple.



L'Allemagne demeure donc le leader incontesté du dressage international. Avec 1 285 462 € de gains cumulés au cours des 365 derniers jours, elle conserve une avance considérable sur les États-Unis, qui occupent la deuxième place. Sa position est restée pratiquement inchangée au cours des trois dernières années. Le nombre de cavaliers est lui aussi demeuré remarquablement stable, passant de 258 dans le classement le plus ancien de 2023 à 264 dans le plus récent. Les gains moyens par cavalier ont toutefois diminué, passant de 5 176 € à 4 869 €. Ces chiffres suggèrent que la force de l'Allemagne réside avant tout dans sa régularité. Alors que d'autres pays ont connu des fluctuations importantes en matière de gains et de classement, l'Allemagne a su maintenir une présence stable au sommet. Son total actuel est près de deux fois supérieur à celui des États-Unis, ce qui souligne l'écart considérable que les autres nations doivent encore combler.


A titre de comparaison, en début d'année, Hippomundo rélevait 3.516.868€ de gains rien que pour le cavalier britannique de CSO Scott Brash remportés avec 8 chevaux, soit plus de 10 fois plus que Rosalind Canter, en tête en CCE avec 325.238€ gagnés avec 5 chevaux, et plus de 13 fois plus qu'Isabell Werth, en tête en dressage sur la même période avec 262.035€ acquis avec 7 chevaux :






Les États-Unis ont enregistré l'une des progressions les plus remarquables au classement. Alors qu'ils totalisaient 403 507 € en 2023, les cavaliers américains ont vu leurs gains cumulés atteindre 677 157 € sur la période la plus récente, soit une hausse de près de 68 %. Le pays est ainsi passé de la quatrième à la deuxième place, devançant le Danemark et le Royaume-Uni. Le nombre de cavaliers a également connu une croissance significative, passant de 271 en 2023 à 412 en 2026. Les États-Unis augmentent le montant total de leurs gains, tandis qu'un plus grand nombre de cavaliers contribue au résultat national. Cette progression ne s'explique donc pas uniquement par une hausse de la moyenne des gains par cavalier, mais aussi par une représentation plus large au sein des classements internationaux.


La Belgique offre peut-être l’évolution la plus marquante sur le long terme. Dans le classement le plus ancien, remontant à trois ans, les cavaliers belges occupaient la dixième place avec 160 400 € de gains. Au cours des 365 derniers jours, ce total a atteint 375 861 €, hissant la Belgique au cinquième rang. Ceci représente une progression de plus de 134 %. Cette progression n’a pas été parfaitement linéaire. La Belgique s’était hissée à la troisième place dans le classement précédent, avec un total de 430 492 €, avant de redescendre à la cinquième position dans le classement actuel. Son total actuel est inférieur d’environ 12,7 % à ce récent pic. Néanmoins, la comparaison avec les données les plus anciennes témoigne d’une avancée significative. Le nombre de cavaliers belges a connu une augmentation plus modeste, passant de 92 dans le classement initial à 96 dans le plus récent. Les gains moyens ont également progressé de manière notable sur la période considérée, passant de 1 743 € à 3 915 € par cavalier. La trajectoire de la Belgique se distingue donc par le fait que l’augmentation du montant total des gains s’est accompagnée d’une hausse des revenus moyens sur la période analysée. Bien que les derniers chiffres marquent un léger recul par rapport au pic précédent, la Belgique demeure l’un des exemples les plus probants d’un pays qui renforce sa position sur la scène internationale du dressage.


Le Royaume-Uni a également réalisé des progrès considérables. Les cavaliers britanniques ont cumulé 403 679 € en 2023, contre 494 460 € sur la période la plus récente. Cela représente une augmentation d’environ 22,5 %. Le chemin ayant mené à ces chiffres a été quelque peu sinueux. Après être tombé à la sixième place dans un classement intermédiaire, le Royaume-Uni est revenu en quatrième position, pour finalement se hisser à la troisième place. Par rapport au relevé précédent, le montant des gains est passé de 411 851 € à 494 460 €, soit une hausse d’environ 20 %. Le nombre de cavaliers est passé de 103 à 124 depuis 2023. Les gains moyens, quant à eux, sont restés relativement stables, se situant autour de 4 000 € par cavalier. La progression britannique s’appuie donc à la fois sur un effectif plus important de cavaliers et sur une augmentation des gains totaux. Contrairement à certains pays où la croissance s’accompagne d’une chute marquée des gains moyens, le Royaume-Uni a réussi à maintenir une moyenne relativement constante tout en améliorant sa position globale.


Le Danemark illustre la rapidité avec laquelle la position d'un pays peut évoluer d'une période de classement à l'autre. En 2023, les cavaliers danois occupaient la deuxième place avec 578 007 €. Leurs gains ont par la suite diminué, passant à 459 200 €, puis à 343 241 €, avant de remonter à 457 759 € dans le classement le plus récent. Cette dernière progression, d'environ 33,4 %, permet au Danemark de retrouver la quatrième place. Le nombre de cavaliers est resté stable, à 96, par rapport au classement précédent, tandis que les gains moyens sont passés de 3 575 € à 4 768 €. Cela indique que ce récent redressement ne saurait être attribué uniquement à une augmentation du nombre de cavaliers ; les gains moyens par cavalier ont également progressé de manière significative. Toutefois, le total actuel du Danemark demeure inférieur d'environ 21 % au montant de 578 007 € enregistré précédemment. Le pays est donc en phase de reprise après une période de baisse de ses revenus, plutôt que de connaître une croissance ininterrompue sur l'ensemble de la période analysée.


La Suède conserve la septième place dans le classement le plus récent, avec un total de 290 435 € de gains. Le nombre de cavaliers est passé de 91 dans le classement précédent à 124 dans le plus récent. Toutefois, les gains moyens par cavalier ont chuté, passant de 3 495 € à 2 342 €. Les données révèlent donc une augmentation du nombre de cavaliers, sans pour autant s'accompagner d'une hausse équivalente du montant total des gains. Les Pays-Bas ont connu une baisse plus marquée de leurs gains totaux. Les cavaliers néerlandais ont cumulé 378 780 € en 2023, contre 311 265 € sur la période la plus récente, soit une diminution de près de 18 %. Le pays est passé de la cinquième à la sixième place. Les derniers chiffres font état de 637 cavaliers néerlandais, contre 171 précédemment. Il s'agit d'une augmentation très importante du nombre de cavaliers, qui ne s'accompagne pas d'une hausse des gains. Les gains moyens s'élèvent à 489 € par cavalier, un montant nettement inférieur aux 2 124 € enregistrés en 2023.



source : Hippomundo / crédit photo : FEI/Leanjo de Koster

 
 
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