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Jeroen van Lent : le succès du dressage belge, c'est aussi lui

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    Admin
  • il y a 7 heures
  • 4 min de lecture

Le dressage belge est en plein essor dans une nation où le saut d'obstacles a longtemps dominé le paysage des disciplines équestres. Au cœur de cette transformation, se trouve le manager de l'équipe, Jeroen van Lent ; un personnage qui s'est lancé dans le dressage presque par hasard, mais qui en est devenu l'une des figures emblématiques.


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Issu du saut d'obstacles,  Jeroen van Lent a pris les rênes l'équipe belge de dressage en mettant l'accent sur l'unité, la structure et le travail d'équipe ; une approche qui a permis à la discipline de progresser. Ces dernières années, la Belgique a réalisé des progrès constants, mais 2025 a marqué un tournant. En mai, elle a remporté sa toute première étape de la Coupe des Nations de dressage, s'imposant à domicile à Lierre. La Belgique a ensuite décroché la médaille de bronze par équipe à la Coupe des Nations de dressage d'Aix-la-Chapelle et a terminé quatrième aux Championnats d'Europe de dressage à Crozet. Si Justin Verboomen et Zonik Plus ont été sous les feux des projecteurs, la progression de la Belgique était déjà amorcée depuis un certain temps.


 Je ne suis pas là pour apprendre à qui que ce soit à monter en dressage. Ce n'est pas mon domaine d'expertise, et je ne prétends pas l'être. Au fil des années, j'ai appris ce qu'on attend de ce sport, ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Je peux servir de miroir, et quand on me demande mon avis, je le donne. Mais entraîner ? Non – je laisse cela aux experts.

Le parcours de Jeroen van Lent est tout sauf conventionnel. Il a concouru au niveau national en saut d'obstacles et s'est spécialisé dans la formation de jeunes chevaux. Son épouse, la cavalière de dressage Sophie Baetens, l'emmenait souvent en compétition. Petit à petit, le cavalier de saut d'obstacles s'est retrouvé aux abords des carrières de dressage, et son intérêt s'est développé. « Je ne suis pas entraîneur », dit-il en souriant. « Je ne suis pas là pour apprendre à qui que ce soit à monter en dressage. Ce n'est pas mon domaine d'expertise, et je ne prétends pas l'être. Au fil des années, j'ai appris ce qu'on attend de ce sport, ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Je peux servir de miroir, et quand on me demande mon avis, je le donne. Mais entraîner ? Non – je laisse cela aux experts. » Malgré cela, l'ex-cavalier de saut d'obstacles est devenu l'acteur d'un changement culturel dans le dressage belge. « J'ai insufflé l'esprit du saut d'obstacles au dressage », explique-t-il. « Tout a commencé lorsque en amenant un barbecue et des boissons sur les concours. Au début, je pensais que le dressage était une discipline purement individuelle : une accumulation de performances personnelles. Aujourd'hui, c'est tout le contraire. La réussite est le fruit du travail d'équipe. L'ambiance entre les athlètes, les entraîneurs, les propriétaires et les membres d'encadrement est aujourd'hui fantastique. »

Chaque couple a déjà son propre entraîneur. Au début, tout se passe bien, mais les choses se compliquent rapidement dès qu'on essaie de changer un système qui a fonctionné pendant des années.

Jeroen van Lent a commencé à travailler pour la fédération belge en 2009. Pendant longtemps, la fédération a nommé un entraîneur-chef à ses côtés, parmi lesquels des noms bien connus comme Ton de Ridder, Volker Moritz et Sjef Janssen. Néanmoins, à l'approche des Jeux olympiques de Tokyo et après concertation avec les athlètes, la fédération a décidé de confier le poste de manager de l'équipe nationale à Jeroen Van Lent, sans entraîneur d'équipe au sein de l'effectif. « Avec un entraîneur attitré, ça se complique », explique-t-il. « Chaque couple a déjà son propre entraîneur. Au début, tout se passe bien, mais les choses se compliquent rapidement dès qu'on essaie de changer un système qui a fonctionné pendant des années. » La fédération belge organise toujours des séances d'entraînement mensuelles pour les couples ayant obtenu deux scores supérieurs à 67 %. Des entraîneurs extérieurs au système sont invités à y enseigner, et de nombreux entraîneurs privés y participent également.« Ils restent aussi pour observer les autres, et j'adore ça », confie Jeroen Van Lent. « C'est comme ça qu'un sport progresse. On apprend les uns des autres. »


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C'est comme ça qu'un sport progresse. On apprend les uns des autres.

Jeroen Van Lent a une formation commerciale, une expérience qu'il a mise à profit pour élaborer sa stratégie de gestion. « Dans mon travail, j'ai l'habitude de fixer des objectifs et d'échanger avec les cavaliers pour les atteindre. J'ai abordé le dressage de la même manière. » […]. Bien qu'on lui attribue le mérite de l'ascension de l'équipe, il insiste sur le fait que les projecteurs devraient être braqués sur d'autres. « L'attention devrait se porter sur les athlètes, les propriétaires, les entraîneurs et tous ceux qui les soutiennent. Mon rôle est de créer des liens, d'écouter, de communiquer clairement et d'encourager. »


Pour Jeroen Van Lent, la clé du succès de la Belgique ne réside pas uniquement dans le talent, mais aussi dans la mentalité. « Nous devons être prêts à nous soutenir mutuellement pour réussir. C’est ainsi qu’une équipe devient une véritable équipe. ». Il évidemment les yeux rivés sur les Championnats du monde FEI d’Aix-la-Chapelle cette année, avec un objectif « se qualifier directement pour les Jeux olympiques. Tout succès individuel supplémentaire sera du bonus. »



source : communiqué / crédit photo : FEI/Dirk Caremans

 
 
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