Carla Marie Dufil : nous allons commencer, quand ce sera possible, sur le niveau U25

2 fois médaillée de bronze par équipe aux Championnats d'Europe Children, Championne de France Cadets et Championne de France Amateur Élite, Carla Marie Dufil débutera dès cette année le niveau U25 et ses épreuves préparatoires au Grand Prix. Du haut de ses 16 ans Carla Marie Dufil s'approche donc gentiment de la cour des grands. Le soutien de sa famille, le rôle de sa sœur Caroline, ses projets pour cette saison, c'est par ici :



Depuis quelques années déjà, vous évoluez avec Eppo. Pouvez-vous nous raconter son histoire ?


Eppo vient de l'élevage De Witt. Il est resté au pré jusqu'à environ 5 ans et demi. Nous l'avons acheté par l'intermédiaire de la famille Brieussel chez qui il était en dépot-vente et avec qui nous tavaillions à l'époque. Il est arrivé en septembre 2015, après avoir été débourré. J'ai commencé par le prendre en demi-pension, à partir du mois de novembre de la même année. Nous ne cherchions pas de cheval pour moi mais je montais déjà régulièrement différents chevaux dont la jument de ma mère. Au début, il était assez difficile, il m'embarquait tout le temps. Les choses se sont petit à petit améliorées même s'il restait un peu grand, dégingandé et il faut le dire, pas très beau. Comme nous nous entendions assez bien, mes parents ont décidé de l'acheter d'autant qu'il semblait avoir des facilités pour le rassembler : il se mettait facilement à piaffoter quand il s’agaçait par exemple. A l'époque, l'objectif était vraiment que nous apprenions ensemble, que ce soit mon premier cheval et que nous fassions les Children et les Juniors. Françoise Brieussel me disait souvent : « ton cheval fera le Grand Prix », ça me faisait rire mais maintenant ça me semble possible.

Malgré un titre de Championne de France Amateur Élite l'année dernière, vous semblez envisager de faire l'impasse sur le circuit Jeunes Cavaliers. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

Bien que nous soyons un peu sorti sur le niveau Saint Georges, Eppo a 12 ans, alors certes il n'est pas très vieux mais si nous attendons que je fasse et finisse les Jeunes Cavaliers, le jour où nous pourrons prétendre au niveau U25, il aura l'âge d'être à la retraite. Il n'a pas forcément non plus la locomotion qu'on attend en Jeunes Cavaliers. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur le niveau supérieur.


L'ambiance « équipe de France Jeunes » vous manque-t-elle ?


Je ne monte pas à cheval pour l'ambiance, même si ça peut faire partie des côtés sympathiques. Je monte à cheval avant tout pour moi, pour être avec mon cheval. Donc non, ça ne me manque pas.

Ardante, le cheval de votre sœur Caroline a-t-il fait office de maître d'école ?

Quand Caroline est partie 6 mois chez Paul Schockemohle, Ardante est resté en France et effectivement, je le montais. J'ai donc pu apprendre les mouvements du Grand Prix qu'il connaissait déjà. Il est certain que ça m'a beaucoup aidée : par exemple, quand j'ai commencé à demander les changements de pied au temps à Eppo, grâce à l'expérience que j'avais déjà avec Ardante, je savais comment demander et quoi attendre.


Caroline est-elle un modèle ?

Oui, complètement. C'est grâce à elle que je monte à cheval. Déjà quand j'étais petite, j'essayais de la copier et de faire comme elle. Il est par ailleurs certain que la voir faire de beaux concours et de belles épreuves m'a donné envie d'en faire autant.


Avez-vous l'ambition de devenir cavalière ou d'en faire d'une façon ou d'une autre un métier ?

J'aimerais bien faire comme ma sœur et aller voir à l'étranger comment les choses se passent même si j'ai bien conscience que ça peut-être une expérience aussi riche que difficile. Nous verrons par la suite, pour le moment, la priorité reste le Bac et les études.


Comment vous organisez-vous pour monter à cheval ?

Nos chevaux sont basés à Chaumontel dans le Val d'Oise et Christophe Saux est installé dans les Yvelines, à environ 1h30 de chez nous. Je monte plusieurs chevaux tous les jours. Nous allons chez Christophe1 à 2 week ends par mois et j'y passe deux semaines à chaque vacances scolaires. Ma sœur me regarde tous les jours et nous essayons de nous aider, d'être le miroir de celle qui est à cheval.


Comment travaillez-vous avec Christophe Saux ?

Christophe Saux s'attache énormément au travail de base : il m'a transmis beaucoup de notions sur le fonctionnement. Il ne brûle jamais d'étapes. Il est également très axé sur la position et ne laisse rien passer. J'aime beaucoup travailler avec lui.


Les chevaux ont une place importante dans votre famille. Comment organisez-vous cette passion ?

Nous sommes tous très impliqués. Mes parents nous poussent à faire du mieux possible, sans pour autant exagérer. Ils viennent tout le temps en concours avec nous. Tout le monde trouve sa place même si je dois avouer, qu'à la maison, d'une manière ou d'une autre le cheval est souvent au cœur des conversations (rires).

Comment envisagez-vous votre saison ?

Je ne pense pas que nous allons sortir sur les Jeunes Cavaliers. Nous avions déjà engagé les épreuves Pro 1 sur un concours au Mans, mais celui-ci a été annulé. Nous allons donc commencer, quand ce sera possible, sur le niveau U25. Je veux cependant prendre mon temps et garder la tête froide, même si se fixer des objectifs permet de se motiver, surtout en ce moment. Je voudrais donc essayer de participer aux Championnats de France et pourquoi pas à un international, ce serait déjà super.


crédit photo : DR

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