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- San Muscadet, le succès dès la première année
Acquis en novembre 2018 par le Haras du Payrol, l'étalon San Muscadet présentait cette année aux Finales France Dressage ses premiers produits nés en France. L'étalon Oldenbourg de 15 ans par Sir Donnerhall I et Placido n'a finalement par tardé à se faire remarquer dans l'Hexagone puisque c'est un de ses fils qui remportait le Championnat de France des foals mâles : Koeur de Jalehone. Ce poulain, issu d'une mère par De Niro, est né chez Lucie Demarez ; une satisfaction pour Céline Chabay, la propriétaire de San Muscadet : « nous sommes vraiment ravis de sa première génération de poulains nés en France. En produisant le Champion de France des foals mâles il pouvait difficilement convaincre davantage de sa qualité de père. Nous sommes d'autant plus ravis que Lucie nous fait confiance depuis plusieurs années, c'est une belle réussite ! Les retours des clients qui ont utilisé San Muscadet sont vraiment unanimes, il marque fort ses produits, fait des poulains comme lui très modernes avec de longues jambes, très typés, de bons caractères et de très bonnes allures. Ses poulains sont tous noirs ou bais, il ne produit pas d'alezan. Nous en avons fait naître trois chez nous et ils sont vraiment réussis, ils ont eu beaucoup de succès et ont très vite été vendus. L'un deux a même été acheté par Alizée Roussel et sa famille ! "Mumu" est vraiment un étalon familial, il est extrêmement gentil et facile à vivre au quotidien, il adore qu'on s'occupe de lui ! Malheureusement il ne peut pas être présenté sous la selle mais tous ceux qui l'ont vu à la maison nous ont incité à le présenter quand même en main lors de shows d'étalons car il est vraiment superbe et a un vrai charisme que les photos ne peuvent pas refléter. Nous y réfléchissons donc pour les salons 2021 ! » Formé notamment par Dorothee Schneider jusqu'au niveau A, San Muscadet obtenait, lors de son testage des 70 jours, la note maximale de 10 pour son caractère, son tempérament, son engagement au travail et sa constitution. Une blessure mettait cependant fin à sa carrière sportive. L'étalon sera de nouveau disponible en frais au Haras du Payrol la saison prochaine, en réfrigéré transporté, et en congelé : l'étalon est en effet actuellement chez Eurogen qui constitue ses doses. credit photo : Judith's Art
- Alfonso de la Chica Parras : l’objectif est bien sûr de monter le Grand Prix
Il fait partie des cavaliers susceptibles de s'inviter sur le podium des Championnats de France des 6 ans la semaine prochaine à Fontainebleau. Cavalier pour le Haras de Malleret depuis 2 ans et demi, Alfonso de la Chica Parras ambitionne cette année de se qualifier pour les prochains Championnats du Monde Jeunes Chevaux. A moins d'une semaine du début de la compétition, l'ex-Champion d'Andalousie regarde loin devant. Vous deviez participer la semaine prochaine à la Grande Semaine de Fontainebleau avec Dancielle de Malleret. Pouvez-vous revenir sur les conditions de l'accident dont elle était victime il y a quelques jours ? Ce type d’expérience fait partie de celles qu’on ne souhaite pas réitérer c’est sûr ! Ce chien, sorti de nulle part, s’est jeté sur la jument alors que nous venions de terminer notre séance en carrière. Au début elle n’a pas bougé car elle est habituée aux chiens mais elle a pris peur et s’est défendue quand il a tenté de la mordre. Nous sommes tombés tous les deux à ce moment-là. Dancielle a été rattrapée et rassurée tandis que le chien a été récupéré par son propriétaire. Il semblerait que le chien lui ait échappé alors qu’il était en visite sur la partie viticole du domaine, soit à 300 m environ. La probabilité d'un tel accident était quasiment nulle ! Le plus important est que la jument aille bien. Le vétérinaire est tout de suite intervenu et nous espérons maintenant que cet incident devienne vite un lointain souvenir. Quels sont vos ambitions avec Fellini de Malleret, Dresscode de Malleret et Zaeta de Malleret que vous présenterez à Fontainebleau ? Mon objectif à la Grande Semaine de Fontainebleau est évidemment les meilleures performances possibles avec les 3 chevaux. Cette année, il n’y a pas eu beaucoup d’occasions pour sortir les chevaux de façon assez espacée. Dress Code (Dancier*His Highness de 4 ans), n’est sorti qu’une seule fois cette année mais nous avons une excellente connexion tous les 2 et il a un très bon comportement à l’extérieur. Pour Fellini (Furstenlook*Don Pikado), nous espérons faire partie du Top 10, la jument est grandement capable mais il y a une forte concurrence dans les 5 ans. Pour Zaëta (Zonik*Sir Donnerhall), l’objectif est évidemment la qualification pour Verden dans les 6 ans. Zaeta de Malleret vient de réintégrer votre piquet en raison de la participation de Morgan Barbançon à l'étape Coupe du Monde de Budapest. Comment s'est passé ce retour sous votre selle ? Son retour est tout récent puisque je l’ai retrouvé jeudi soir. J’en descends tout juste (NDLR : vendredi), je l’ai "stretchée" après son long voyage d’hier. Je trouve qu’en peu de temps chez Morgan elle a gagné en équilibre, en force aussi elle se sert mieux de ses postérieurs déjà très actifs. Mais sinon, nos retrouvailles se sont passées comme si nous nous étions quittés la veille (rires). Vous êtes en charge des jeunes chevaux du Haras de Malleret depuis maintenant 2ans 1/2? ans. Quel a été votre parcours avant cette date ? Je fais partie de ces cavaliers pour qui les parents ont beaucoup donné. A l'âge de 3 ans, j’avais mon 1er poney, partagé avec ma sœur Maria. Mon père montait également à cheval et c’est d’ailleurs sur son cheval que je suis monté la toute 1ère fois. Il y avait une écurie proche de chez nous, chez un ami de mon père, un cavalier de dressage très connu en Andalousie, Alvaro Montes. Chez lui j’ai pu monter avec ma sœur beaucoup de chevaux différents, des chevaux déjà bien dressés. Il nous a ainsi motivés à sortir en compétitions. Après mes 1 ères qualifications mon père a décidé de d’arrêter son entreprise de transport afin de monter une écurie pour ses enfants. J’avais 15 ans, ma sœur 13. Il nous a également acheté un cheval allemand chacun. Mon père continuait à nous faire former par les meilleurs cavaliers d’Andalousie dont Isidro Mardonado, Manuel Baena, Rafael Ortiz, Juan Rubio, Juan Pablo Alcaide, José Carlos del Castillo, Manuel Carvajal…Nous avons ainsi débuté les concours de dressage régionaux puis nationaux. En 2010, je suis devenu Champion d’Andalousie niveau Junior, en 2014 j’ai remporté les 6 ans en Andalousie, le travail payait ! De plus en plus d’écuries régionales me confiait des chevaux en valorisation et en compétition (du jeune cheval jusqu’au cheval de Grand Prix) principalement des chevaux ibériques. J’ai également commencé à me déplacer afin de donner quelques cours après mon diplôme d’instructeur. Mais en 2018, j’ai eu envie d’évoluer, de partir de chez moi pour me perfectionner et l’opportunité d’intégrer Malleret s’est présentée. Ma sœur Maria y était déjà depuis 2 ans 1/2 et était ravie d’y travailler. Elle m’a présenté Gérald qui cherchait un second cavalier pour son élevage à l’époque. La première rencontre s’est très bien passée, nous avons de suite eu un très bon feeling. Nous étions sur la même longueur d’ondes. Je me suis reconnu à travers sa philosophie de profond respect et son éthique auprès des chevaux. Ce qui m’a plu est qu’il demande à son personnel de prendre le temps avec les chevaux, ne pas se presser, les attendre. Il ne met aucune pression si un cheval prend plus de temps qu’un autre. Souvent ce temps « perdu » est largement gagné par la suite et les chevaux vous redonnent au centuple. Et bien entendu ce qui m’a également fort motivé à postuler est l’incroyable qualité des chevaux de cet élevage. Je savais qu’avec cette qualité de chevaux, je me perfectionnerai bien davantage que dans une autre écurie. La qualité et le respect, ce sont pour moi les clés de la réussite ! Aspirez-vous à vous orienter progressivement vers des chevaux plus âgés et donc vers le haut niveau ? J’aime les jeunes chevaux, mais j’aspire évidemment à monter des chevaux plus dressés. L’objectif étant bien sûr de monter le Grand Prix si Gérald m’en donne l’occasion vu qu’il souhaite orienter une grande partie de son élevage vers le plus haut niveau. Ce serait formidable pour moi d’atteindre ce niveau avec des chevaux que j’ai moi-même débourré et formé tout au long de leur vie ! Je pense sincèrement pouvoir faire les 2. Monter des chevaux de Grand Prix permet de donner l’attitude juste aux jeunes chevaux pour le haut niveau. J’ai eu justement l’occasion de monter Whisper, le cheval de Grand Prix de Pauline Guillem la semaine dernière lorsque j’ai passé quelques jours chez elle avant le concours du Mans et je l’en remercie infiniment. C’était fantastique de ressentir ces mouvements à nouveau ! Quels sont les chevaux qui composent votre piquet ? Actuellement j’ai un piquet de 9 chevaux : 2 chevaux de 3 ans, 4 de 4 ans, 1 de 5 ans et 2 de 6 ans : Zastraia (Zonik / Furstenball) : 3 ans. C’est une future crack indéniablement ! Elle n’est autre que la fille de notre sensationnelle jument Filarmonie actuellement sous la selle de Dorothée. On sent déjà qu’elle sera est une jument d’exception. Toujours partante au travail, elle ne se ménage pas il faut d’ailleurs faire bien attention à l’économiser car elle ne s’arrêterait jamais de travailler. Elle a des postérieurs incroyables. Dancelot (Danciano / Sir Donnerhall) : 3 ans. Il est débourré depuis ce printemps. C’est un grand tardif, un cheval hors norme, très volontaire au travail, super tête, il dégage quelque chose de spécial. Il a toutes les qualités pour devenir un futur étalon. Dress Code (Dancier/His Highness) : 4 ans. C’est un cheval profondément gentil et généreux avec de bons postérieurs. Il fait partie de ces chevaux à attendre car il a la tête et le physique pour atteindre le haut niveau. First Lord (Flinstone / Furstenball) : 4 ans. Il est débourré depuis peu. C’est un cheval très gentil, très beau modèle, il fait confiance à son cavalier, grand tardif également, il faut prendre du temps avec lui car ce sera productif pour l’avenir, il a lui aussi toutes les qualités pour devenir un futur étalon. First Lady (Flinstone / Sir Donnerhall) : 4 ans. C’est une petite princesse, tardive elle a été débourrée juste avant le confinement. Elle a beaucoup de force et de très bons postérieurs, du sang comme nous en avons besoin pour le sport. Elle est compacte, une conformation idéale pour le rassembler. De Sica (De Niro / Sir Donnerhall) : 4 ans. C’est un très bon cheval. Il a grandi très vite après sa castration en début d’année, il n’était pas assez concentré au travail du à ses hormones. Il a beaucoup changé depuis et se révèle petit à petit. Il fait partie de ces chevaux à attendre que l’on prépare dans l’ombre pour mieux les dévoiler . Fellini (Furstenlook / Don Pikado) : 5 ans. C’est la 1ère jument que j’ai débourrée à Malleret, mon 1er coup de cœur aussi. Elle a un caractère très attachant, c’est un très beau modèle avec 3 belles allures, elle évolue de jour en jour. Dancielle (Danciano / Florencio) : 6 ans. C’est une top jument pour le haut niveau, très bon caractère, supers postérieurs, je l’ai récupéré en Juin après avoir passé quelques mois chez Dorothée, Gérald souhaitait lui confier une autre jument mais elle n’avait plus de place dans ses écuries. Ce n’était pas prévu qu’elle sorte cette année car nous pensions la préparer en coulisses pour la sortir dans quelques années. Mais la jument était dans une belle progression et Gérald m’avait donné cet objectif de championnats de France. Zaëta (Zonik / Sir Donnerhall) : 6 ans. C’est une jument hors du commun, un petit modèle mais avec beaucoup d’énergie, de la force qu’il faut habillement utiliser. Elle a besoin d’être en totale confiance avec son cavalier. C’est une jument faite pour le haut niveau. Je suis ravi d’avoir la chance de la présenter à Fontainebleau ! Quelles différences observez-vous entre le circuit des jeunes chevaux en France et en Espagne ? Je ne trouve pas beaucoup de différences finalement hormis la qualité de chevaux qui me semble meilleure en France mais on commence également à voir de plus en plus de chevaux performants en Espagne. Il y a d’ailleurs un beau représentant de notre étalon Danciano en Espagne : Donana TR monté par Juan Manuel Ponce qui est Champion d’Espagne des 4 et 5 ans. Grâce à une grande sélection génétique des chevaux ibériques, ils sont de plus en plus à l’image des chevaux germaniques. Je ressens aussi un engouement de réels investisseurs espagnols qui recherchent des chevaux performants dans la discipline, peu importe le stud-book. crédit photo : les Garennes
- Benjamin Werndl blessé
Clap de fin pour les Championnats d'Allemagne pour Benjamin Werndl qui ne participera donc pas à la reprise libre d'aujourd'hui. 4 ème du Grand Prix Spécial avec Daily Mirror (78,431 %) avec qui il décrochait un nouveau record personnel et 6 ème avec Famoso (77,039 %), le cavalier de 36 ans tombait hier soir d'un gyropode lors d'une animation donnée par les cavaliers. Bilan : une clavicule droite cassée qui met donc un terme aux ambitions du jeune homme pour ce Championnat. Dressprod lui souhaite un bon rétablissement.
- Caroline Rioche : mon vœu est qu'un jour, tous les chevaux sélectionnés soient nés en France
A 3 mois des Championnats du Monde Jeunes Chevaux, la SHF liait cette semaine ses modalités de qualification et de sélection pour l'échéance qui retrouvera cette année Verden, le temple du cheval Hanovrien ; un règlement qui donne comme les années précédentes et suivant les recommandations de la WBFSH, la priorité aux chevaux nés en France. Entre ambitions 2020, projet d'élevage et orientations politiques et stratégiques, Dressprod fait le point avec Caroline Rioche, la Présidente de la commission Dressage de la SHF. Après une année marquée par peu de concours jeunes chevaux, quelles sont les ambitions de la SHF pour les prochains Championnats du Monde Jeunes Chevaux ? L'ambition de la SHF est d'envoyer des chevaux représentatifs de la qualité que l'on peut trouver en France, si possible issus d'éleveurs français bien évidemment, mais aussi d'être représentée avec des couples qui donnent la meilleure image du dressage des jeunes chevaux en France. Si c'est possible, nous souhaitons donc faire concorder l'élevage et la performance. L'ambition est donc bien de montrer au monde entier, que la France est aussi un pays d'élevage de chevaux de dressage. C'est la place que la France doit prendre demain et c'est ce travail que la SHF mène. C'est de cette une manière que l’on va donner l’envie aux éleveurs d’améliorer leur poulains pour de telles échéances. C'est déjà ce qui se passe, puisque depuis 5 ans, le nombre de poulains de dressage nés en France augmente chaque année et qu'il y un véritable intérêt pour cette discipline. La qualité des poulains s'améliore année après année, ce qui montre bien qu'à un moment donné nous réussirons à avoir plus de chevaux issus de l'élevage français pour participer aux Championnats du Monde et qui seront capables d'être parmi les meilleurs. Les critères de qualification et de sélections des couples pour les Championnats du Monde sont sortis cette semaine. Comprenez vous que la priorité donnée dans un premier temps aux chevaux nés en France puisse décevoir et inquiéter des propriétaires et cavaliers qui auraient acheté des chevaux à l'étranger dans la perspective de cette échéance ? Je comprends que cela puisse inquiéter des investisseurs. Néanmoins, il est aussi nécessaire que les éleveurs français puissent avoir une chance de participer à ces Championnats. Aujourd'hui l'élevage du cheval en France, que ce soit par le nombre ou la qualité, ne peut pas rivaliser avec des nations comme l'Allemagne ou les Pays-Bas. Si on continue à rester dans cette politique visant à n'envoyer que les meilleurs chevaux présents sur le sol français, il y aura démotivation des éleveurs français. Je pourrais mettre cela en parallèle de la décision prise il y a 5 ans de fermer les Championnats France Dressage aux chevaux qui n'étaient pas nés en France. Cette décision a été vivement critiquée, en disant que plus personne ne viendrait aux Championnats et que la qualité allait en pâtir. Aujourd'hui, on s'aperçoit que c'est l'effet inverse : non seulement on a du nombre, mais aussi de la qualité. Tous les poulains qui viennent à France Dressage sont donc des poulains nés sur le sol français. Donner de l'espoir et de la perspective aux éleveurs français les incite à s'inscrire dans cette démarche, preuve en est que la plus part inscrivent aujourd'hui leurs chevaux dans le studbook Selle Français parce qu'ils ont cet espoir. Si on ne met plus cette mesure, on enlève cet espoir. Nous avons quand même établi des barèmes qui nous permettent d'espérer envoyer les meilleurs produits français : si un cheval né en France dans un studbook français n'atteint pas les minimas c’est qu’il n'est pas suffisamment qualitatif. Il ne pourra pas aller aux Championnats du Monde. Un autre cheval sera alors sélectionné, mais nous devons continuer à aller dans ce sens. C'est une directive de la WBSFH, ce n'est pas une décision française, c'est dans le règlement : la priorité doit être donnée aux studbooks nationaux. A plus court terme et hors considération d'élevage, n'est ce pas prendre le risque de se priver de couples à fort potentiel qui pourraient aussi, par leurs résultats, valoriser toute la filière française ? Créer un cheval pour aller aux Championnats du Monde est un travail que j'estime à presque 10 ans, avec au moins 5 années de sélections génétiques sur la mère. Si la France a autant de retard c'est aussi car, pendant 20 ans, il n'y a pas eu de choix politiques de valorisation de l'élevage du cheval de dressage. Il faut donc absolument que la filière et les investisseurs en aient conscience. On peut acheter des chevaux à l'étranger. Cependant, si on souhaite que la France devienne une nation forte, il faut qu'il y ait ce travail de fond qui soit fait. Si demain on veut rendre à la France ses lettres de noblesse pour la discipline du dressage, il faut en passer par là et par ces règles, investir dans les très bons poulains qui naissent en France, aider les éleveurs à les valoriser, à les mettre sous la selle des meilleurs cavaliers et leur donner la chance de les travailler dans les meilleures conditions possibles. Notre filière a aussi besoin de ces investissements pour se développer. Les éleveurs pourront ainsi investir dans les meilleures saillies, dans de nouvelles poulinières, et faire de qualité. Tout le système en tirera le bénéfice et demain, ça ne sera même plus un sujet de discussion. Mon vœu est donc que un jour tous les chevaux qui seront sélectionnés pour les Championnats du Monde soient nés en France, c'est pour ça que je travaille. Dans le règlement de cette année, nous avons rajouté une phrase très importante : au delà des 77 %, si on estime que les chevaux ne rentrent pas dans un critère international, on se réserve le droit d'envoyer des chevaux étrangers qui ont, eux, passés les barèmes demandés. 77% minimum pour est être sélectionnable vous parait-il suffisant, notamment pour éviter des déceptions et déconvenues aux Championnats ? C'est un dilemme permanent. 77 % c'est la barre qui avait été mise lorsque la prime Espoir était encore à 77 %. Depuis 2 ans, la prime Espoir est passée à 80 %. On s'aperçoit que depuis cette date, les 80 % sont beaucoup plus souvent dépassés en France. La barre des 77 % était en discussion cette année, mais avec le contexte du Covid où les chevaux ont été peu vus sur le circuit, il était difficile de remonter la barre à 80 %. J’ai confiance dans le comité de sélection qui est constitué de juges internationaux, habitués des Championnats du Monde des jeunes chevaux, ils sauront faire la meilleure sélection pour la France.
- Isabell Werth et Weihegold prennent la main sur le Championnat allemand
C'est à Balve, que les meilleurs cavaliers allemands se retrouvaient aujourd'hui pour le Grand Prix, premier acte du Championnat d'Allemagne. Malgré l'absence de leurs meilleurs chevaux comme Bella Rose, Cosmo 59 ou Showtime FRH, 11 cavaliers s'alignaient tout de même au départ de la compétition. Le Grand Prix est ainsi remporté par Isabell Werth et Weihegold à 81,600 % : elles prennent une légère avance sur Jessica von Bredow Werndl et TSF Dalera BB à 81,340 %, seul couple à sembler pouvoir leur ravir la victoire de ce Championnat. La fille de Don Schufro aura cependant fort à faire pour conserver l'avantage puisque la trakehner par Easy Game s'avérait pour sa part fautive dans le zig zag. La 3 ème place est pour le moment occupée par Dorothee Schneider et son encore jeune à ce niveau de compétition Faustus 94. Avec une note de 78,360 %, ils devancent Isabell Werth et son expérimenté Emilio 107 qui montrait des signes de tensions en piste, au pas notamment, ainsi que quelques difficultés à tenir son premier arrêt. Le hongre par Ehrenpreins se contente donc d'une 4 ème place dans le Grand Prix à 78,020 %. Viennent ensuite : Benjamin Werndl et Daily Mirror (77,780 %), Ingrid Klimke et Franziskus (77,440 %), Benjamin Werndl et Famoso (76.560 %), Helen Langehanenberg et Annabelle (75, 020 %), Sena Kirchhoff et l'Arbuste (74,200 %), Sonke Rothenberger et Santiano R (74,160%), Carina Bachmann et Tarantino 5 (73,720 %) et Jessica Suss et Duisenberg (71,160 %)
- Anne Meulendijks renonce aux Championnats néerlandais
Plus jeune membre de l'équipe seniors néerlandaise, Anne Meulendijks, 27 ans, renonce finalement à prendre le départ des Championnats néerlandais : son cheval, Avanti (United) s'est en effet légèrement blessé au pré. 4 èmes des Championnats hollandais l'année dernière, Anne Meulendijks et Avanti participaient ensuite aux Championnats d'Europe de Rotterdam aux côtés d''Edward Gal, Hans Peter Minderhoud et Emmelie Scholtens : ils décrochaient ainsi l'argent par équipe. Le couple connaissait aussi le succès pendant ses années sur les épreuves Jeunes puisqu'ils sont aussi vice-Champion d'Europe Juniors par équipe, Champion d'Europe Jeunes Cavaliers et double vice-Champion d'Europe U25 en individuel et par équipe.
- La Championne de France des 3 ans vendue
Camille Judet Chéret et Corentin Pottier préparent l'avenir : le couple de dresseurs installé à Pamfou vient en effet de faire l'acquisition de High Hope KXL dont ils assuraient jusqu'à présent la valorisation. La fille de Totilas et Sandro Hit, née et élevée chez Karine Serneels, remportait la semaine dernière au Mans l’épreuve en liberté France Dressage réservée aux femelles de 3 ans et le Championnat Selle Français plus de 84%. Elle s'imposait également dans l'épreuve de modèle et allures à 85,25 %, tandis que, dans l'épreuve montée, son galop était évalué à 9,2. La mère de High Hope KXL, Saxe de Hus, produisait aussi Volverine KXL (Vivaldi*Sandro Hit) vice-Champion de France des mâles 3 ans l'année dernière. Corentin Pottier fera quant à lui ses débuts sur le Grand Tour ce week-end avec Gotilas du Feuillard, son autre fils de Totilas (voir ICI).
- Escolar forfait pour les Championnats d'Allemagne
Outre l'absence des cracks Bella Rose, Cosmo 59 ou encore Showtime FRH, le Championnat d'Allemagne aura finalement aussi lieu sans Escolar, l'étalon de tête d'Hubertus Schmidt. Le westphalien de 11 ans par Estobar et Fürst Piccolo est en effet forfait pour la compétition qui débutera demain vendredi à15h30 ; un Championnat qui semble donc cette année promis à Jessica von Bredow Werndl et TSF Dalera BB. Hubertus Schmidt et Escolar remportaient l'année dernière le CDI 4* de Oldenbourg.
- Un fils de Weihegold présenté à la pré-sélection de l'approbation Oldenbourg
L'ex-numéro 1 mondiale affirmera-t-elle à nouveau la qualité de sa production ? Déjà mère du très attendu Total Hope (Totilas), Weihegold verra un autre de ses fils, issu de Vitalis et né d'une mère poreuse, présenté cet automne à la pré-sélection de l'approbation du Oldenbourg : Weihtalis. Weihegold est déjà la mère de plus d'une dizaine de produits, dont : 6 primés en concours d'élevage, 2 actuellement sur le Petit Tour : Jewels Sir Weinbach (Sir Donnerhall I) monté par l'australien Tristan Tucker et Weihcera (Blue Hors Zack), et donc Total Hope qui débutait cet été le Grand Prix avec Isabel Freese. Weihtalis en 2018
- Légèrement blessée, Dancielle de Malleret forfait pour les Championnats de France Jeunes Chevaux
Coup dur pour le Haras de Malleret : alors que sa jument Dancielle de Malleret enregistrait le week-end dernier au Mans des résultats prometteurs avec deux reprises à 77,200 % et 82,800 %, la fille de Danciano ne participera pas à la Finale des Championnats de France des 6 ans la semaine prochaine à Fontainebleau. Légèrement blessée par un chien qui échappait à son propriétaire, Dancielle de Malleret restera finalement au Haras de Malleret : "outre le traumatisme physique et psychologique, nous préférons nous concentrer sur sa récupération dans les jours qui suivent et la remettre doucement au travail après Fontainebleau", annonçait ainsi la structure sur ses réseaux sociaux. Alfonso de la Chica Parras participera tout de même aux finales nationales avec Fellini de Malleret (Fursten Look), Zaeta de Malleret (Zonik) et Dresscode de Malleret (Dancier). crédit photo : les garennes











