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- Ventes des foals du studbook Hanovrien : 67.000€ pour le Top Price
Une nouvelle vente en ligne organisée par le studbook Hanovrien s'achevait hier soir : elle se concluait avec un Top Price adjugé 67 000€ pour Vitalisation un mâle par Vitalis et Apache. Deux poulains étaient par ailleurs vendus en France : -Superdry, un mâle par Secret et Danciano, pour 10.500€, issu de la même ligne que Dolciario, monté sur le Petit Tour par Frederic Wandres. -Feine Dame, une pouliche par Fürst Belissaro et Fürst Wilhelm vendue 5250€ Résultats complets de la vente ICI
- Danciero vendu
Danciero, l'étalon monté par l'allemande Eva Moller pour le compte d'Andreas Helgtrand et Paul Schockemöhle a été vendu : le 6 ans par Dancier et Floriscount est désormais propriété d'Anna Kasprzak qui l'annonçait hier sur son site internet. Vice-Champion d'Allemagne des 5 ans, ce mâle né chez H Broers et J. Weber était acquis par le binôme de marchands de chevaux pour 700 000€ à la vente qui suivait l'approbation 2018 du studbook Westphalien. Vainqueur de la reprise préliminaire du Championnat du Monde des 5 ans avec une note de 96.600%, il prenait finalement la seconde place du Championnat, également avec le même score. Membre de l'équipe danoise des JO de Londres et Rio avec Donnperignon, Anna Kasprzak participait aussi aux Jeux Mondiaux de Caen et à deux Finales Coupes du Monde. Elle expliquait "je rendais visite à Helgstrand après leur journée portes ouvertes, pour chercher un nouveau cheval. Andreas pensait que Danciero me conviendrait parfaitement. Et là, il avait raison ! Il est proche d'être le cheval parfait, à mon avis, car en plus de ses allures impressionnantes, il a un mental merveilleux". Anna Kasprzak est notamment la cavalière et propriétaire d'Addict de Massa. crédit : DR
- La liste courte des couples américains pour les Championnats du Monde de Herning dévoilée
On en sait désormais un peu plus sur les couples américains qui pourraient représenter les États-Unis lors des Championnats du Monde de Herning. Sont ainsi nommés sur la liste courte : Katie Duerrhammer & Paxton et Quartett, Ben Ebeling & Illuster van de Kampert Ashley Holzer & Valentine Charlotte Jorst & Kastel’s Nintendo Adrienne Lyle & Salvino Steffen Peters & Suppenkasper Alice Tarjan & Serenade MF Sarah Tubman & First Apple Ces 8 couples participeront désormais aux CDI de Rotterdam en juin et Aix la Chapelle en juillet, accompagnés de leur chef d'équipe, George Williams. crédit photo : FEI/Shannon Brinkman
- La Suisse désormais au programme de la prochaine saison Coupe du Monde de dressage
La Coupe du Monde 2022/2023 voit la programmation d'une nouvelle étape : du 12 au 15 janvier 2023, les cavaliers évoluant sur le circuit Indoor de la FEI auront en effet la possibilité de passer la frontière suisse pour concourir sur l'étape de Bâle. La Halle Saint-Jacques de Münchenstein devait déjà accueillir en janvier dernier un CDI 4* annulé en raison de la pandémie. Bâle a d'ailleurs aussi posé sa candidature pour recevoir les Finales des Coupes du Monde de dressage et CSO pour 2025 et 2026 dont les attributions devraient être dévoilées au mois de juin.
- Camille Judet Chéret : j’espère dépasser les 70% cette année. C’est un bel objectif !
S'il y a bien un couple qui a de quoi être satisfait de son début de saison, c'est bien Camille Judet Chéret et Scoop du Bois Luric. Non content d'établir de nouveaux records personnels sur les CDI de Jerez de la Frontera auxquels il participait en mars, le couple de Pamfou Dressage réitérait sur le CDI 4* du Mans, tant sur le Grand Prix que la reprise libre. Du haut de ses 16 ans, le selle français de la trentenaire semble d'ailleurs en avoir encore sous le sabot … Explications. Depuis les CDI de Jerez de la Frontera, Scoop du Bois Luric a montré qu'il avait beaucoup progressé. Sur quels points avez vous orienté votre travail d'hiver ? Scoop a fait une très belle saison en Grand Prix en 2018, remportant notamment le Grand National de Compiègne et se classant 2e du circuit avec l’écurie Aulion Sellier. Après une belle performance lors du CDI de Compiègne au printemps 2019, le cheval s’est blessé en tirant au renard à l’attache en salle de préparation. La saison entière a été compromise. Nous avons d’abord mis un certain temps à identifier la cause du problème avant de finalement diagnostiquer et soigner une douleur à la nuque. Malheureusement, le mal était fait et le cheval appréhendait vraiment la douleur. Il se braquait systématiquement sur le piaffer. Cela ne lui ressemble vraiment pas. Scoop n’a pas les allures les plus démonstratives mais c’est un cheval généreux, courageux et fiable. Il a fallu revenir en arrière, reprendre confiance sur des choses simples, réapprendre à piaffer en quelque sorte. Le simple fait de tourner sur le doubler au passage dans la largeur du Grand Prix l’angoissait. Il a fallu prendre son temps pour reconstruire. En 2020, nous avons rétrogradé au niveau Pro 1. Après presque deux années d’hésitation et de doute, le cheval a repris de l’assurance et progressivement moi aussi. La saison 2021 nous a remis le pied à l’étrier. Le cheval a été fantastique, il a parfaitement joué son rôle aux côtés de Gotilas pour sécuriser la victoire dans le Grand National. 2022 a commencé sur les chapeaux de roues, Scoop améliorant ses scores de près d’un pour cent à chaque CDI, se classant en Espagne pour finalement assurer un podium au 4* du Mans avec près de 70%. Une fois la confiance entre nous rétablie, il s’est agi essentiellement de peaufiner le tracé, de soigner les détails puis d’ajouter de la puissance. Avec Scoop, je répète finalement très peu les exercices. Cet hiver, j’ai passé beaucoup de temps à travailler la rectitude, j’ai multiplié les transitions, en prêtant par exemple une attention toute particulière aux arrêts car il y en a trois dans le Grand Prix. J’accorde aussi toute ma concentration aux passages de coin qui déterminent indéniablement la qualité de l’exercice suivant. Le cheval est dressé, il connaît les mouvements par cœur, inutile de le fatiguer en abusant de répétitions. Je me suis concentrée sur la réactivité et le contact, me focalisant sur la qualité de la connexion pour permettre d’étendre son cadre et d’engager davantage ses postérieurs. Aujourd’hui, le cheval obtient des 8 au piaffer, au passage, sur les pirouettes au galop. Je pense que nous sommes sur la bonne voie. Cet hiver, j’ai consacré beaucoup de temps au passage de cavalettis, y compris au pas. J’ai pris le temps de l’emmener en forêt, plusieurs fois par semaine. Évoluer en terrains variés et vallonnés l’aide énormément à gagner en amplitude et en décontraction au pas. Mon objectif a été d’approfondir son cardio mais aussi de développer sa musculature. Scoop du Bois Luric a aujourd'hui 16 ans. Est-il selon vous arrivé à maturité ? Non, je ne crois pas. C’est incroyable de se dire qu’à seize ans, le cheval va mieux que jamais. Avant et après chaque concours, il passe systématiquement par la case check up vétérinaire et nous sommes à chaque fois surpris de le trouver en grande forme. Physiquement, le cheval ne s’est jamais mieux porté. Il est plein d’énergie et de souplesse. Mentalement, il déborde de motivation. Techniquement, j’ai la chance qu’il continue de progresser chaque jour. C’est toute la beauté de notre sport : les perspectives d’évolution existent toujours, il y a éternellement une place pour le progrès. A Pamfou, nous menons une réflexion permanente pour tenter d’optimiser la préparation de nos chevaux. Nous installons un aquatrainer, aménageons en permanence les espaces de travail et développons constamment nos techniques d’entraînement afin de progresser vers le plus haut niveau, le tout en assurant le bien être de nos chevaux. Il me semble important de chercher constamment à me remettre en question en tant que cavalière. Je prends très sérieusement l’entraînement quotidien que je reçois d’Isabelle, Corentin et Norbert. Je travaille dur physiquement et mentalement avec mes coachs pour être à la hauteur de mon cheval qui lui est sur une pente ascendante régulière. Je n’ai jamais eu une telle soif d’apprendre et envie d’évoluer, une telle ambition quelque part. Mon cheval me transmet cette énergie et cette force car il me prouve qu’il n’y a aucune limite, ni cette de l’âge, ni celle de la qualité intrinsèque. Seulement du travail, de la passion et de l’amour. De la confiance aussi. Et j’ai confiance en lui. Si je fais mon travail correctement, je pense que Scoop est capable de sécuriser ce niveau, voire même d’augmenter encore ses scores. A ce jour, je ne comptabilise encore aucun Grand Prix sans faute ! Je commence à peine à pouvoir reproduire en piste ce que nous sommes capables de réaliser à la détente. Au Mans, j’ai déjà identifié plus d’un pour-cent et demi bêtement perdu. Il va falloir que je redouble de concentration et de précision si j’espère dépasser les 70% cette année. C’est un bel objectif ! Quels points restent à votre avis perfectibles ? De manière générale, nous cherchons toujours à améliorer le cadre, l’attitude, le contact, la qualité du rassembler. J’ai encore beaucoup de travail à produire pour rechercher davantage de décontraction et d’engagement. J’ai reçu tellement de compliments sur l’évolution de mon cheval lors du CDI du Mans. De nombreux cavaliers professionnels et juges internationaux m’ont dit être bluffés par les progrès faits sur le fonctionnellement de base. J’en profite pour les remercier ici, ils représentent collectivement une source intarissable d’inspiration et de motivation. J’ai beaucoup ri puis beaucoup pleuré tellement la fierté et l’émotion étaient fortes lorsque Carlos Pinto m’a dit que j’avais transformé un teckel en vrai beau cheval de Grand Prix ! Il m’a assuré ne pas l’avoir reconnu tant le cheval avait changé dans son équilibre. La reconnaissance de mes pairs me touche sincèrement. Pratiquer un sport individuel est parfois un challenge car nous sommes finalement plutôt isolés chacun dans nos carrières respectives. J’ai la chance de travailler en famille, mais un mot gentil ou un encouragement venu de l’extérieur met toujours du baume au cœur. Viser une constante progression dans le dressage de Scoop est une source quotidienne de motivation. On redouble d’efforts parce qu’un 7 ne suffit plus pour un arrêt, un reculer, un départ au galop. Parce que toutes les transitions doivent encore être plus fluides, parce que les incurvations doivent être plus perméables, parce qu’il faut gommer toutes les hésitations, éliminer les fautes encore trop nombreuses. Le but est de pouvoir monter toutes les foulées à 100%, de ne rien retenir, de ne rien protéger, de prendre encore plus de risques parce que le contrôle s’améliore, de mettre encore plus d’impulsion parce que l’équilibre le permet. De reproduire en piste ce que nous sommes capables d’obtenir à la maison, de n’avoir en fin de Grand Prix ni remords ni regrets. Nous n’y sommes pas encore ! Comment envisagez vous la suite de la saison ? Avez vous des objectifs précis ? J’ai comme objectif l’amélioration de notre record personnel avec en ligne de mire la fameuse barre des 70%. J’aspire à me faire plaisir sur des concours internationaux de qualité. Lors du CDI4* du Mans, nous avons sécurisé notre sélection pour le CDI3* de Compiègne où peu de couples français seront finalement présents, la FFE n’ayant obtenu que treize places au total. Ayant été 4e meilleur couple français (Grand Prix pour Spécial et Grand Prix pour Freestyle confondus) au Mans, nous avons assuré notre ticket pour l’international suivant. Il faut continuer sur cette lancée pour pouvoir prétendre participer à des concours de plus grande envergure. Après une saison très nationale en 2021 pour jouer à 200% la carte du Grand National pour notre partenaire Aulion Sellier, nous aspirons désormais au voyage. Le ton a d’ailleurs été donné par notre tournée espagnole en mars dernier. Vous avez récemment annoncé la fin de votre collaboration avec la princesse de Thaïlande. Comment vivez vous le départ de Duke of Swing avec qui vous avez enregistré plusieurs bons résultats ? Il a toujours été très clair que Duke of Swing n’avait pas vocation à devenir un cheval pour l’équipe de France. Malgré ses excellents résultats (il figurait parmi les rares chevaux répondant aux critères du Groupe 1 au début d’année olympique) sa propriétaire a depuis le début été transparente sur ce point. Par conséquent, aucune déception n’est à déplorer car j’ai continué tout du long à compter sur mes propres chevaux pour atteindre le plus haut niveau. A noter que c’est précisément la raison pour laquelle Corentin et moi même avons tenu à construire notre système autour de l’achat de jeunes chevaux. Nous tenons à être au moins en partie propriétaires des chevaux avec lesquels nous concourons, ou d’être au minimum lié par un engagement contractuel fort avec les propriétaires. En tant que cavalier de haut niveau, il est indispensable d’être au contrôle de l’avenir et d’investir son temps comme son énergie dans des projets à long terme. Nous entretenons ce type de relation extrêmement précieuse avec Marc Majurel, propriétaire de Scoop et Françoise Bourgeois, propriétaire de Vicomte de Reyves. Nous vivons avec eux une aventure, partageons un projet commun ; c’est un lien très fort qui nous unit autour de leurs chevaux. Avec la princesse de Thaïlande, nous étions entraîneurs avant tout ; le fait de monter les chevaux en concours a toujours été uniquement un bonus. Un chapitre s’est fermé après près de quatre années de collaboration et nous nous tournons, enthousiastes et sereins vers l’avenir. A Jerez, vous débutiez également Dancing Highness en CDI, la jument avec laquelle vous étiez l'année dernière 3 ème du Championnat de France Pro 2. Constitue-t-elle à ce jour une relève pour le Grand Prix ? Le plan pour « Monkey » était initialement d’arrêter le Petit Tour après sa médaille aux Master Pro 2021 avec comme objectif de la préparer pour le Grand Prix. C’est une jument qui a un talent remarquable pour le piaffer et le passage notamment. Elle a un super mental, est très fiable en piste. Tous les mouvements du Grand Prix sont maîtrises, il suffit maintenant de tout mettre bout à bout, de prendre de la maturité et de la routine sur les enchaînements. Monkey nous a accompagnés en Espagne dans l’optique de faire l’expérience d’un long voyage et de bénéficier des conseils de notre entraîneur Norbert van Laak qui était également du voyage. Il n’était pas prévu qu’elle concourt. Devant la difficulté à trouver des créneaux d’entraînement pour les chevaux ne participant pas au concours (peu de pistes disponibles), nous avons décidé d’engager Monkey sur le Petit Tour la deuxième semaine. Elle n’avait pas enchaîné depuis juillet 2021. Cela ne l’a pas empêchée de gagner l’Inter I et d’être seconde du Saint Georges dans des conditions extrêmement difficiles (une détente de dix minutes dans le noir et sur une piste inondée à 21h30). Bien qu’il faille qu’elle prenne encore beaucoup de force et d’endurance avant de débuter sur le Grand Prix, je crois beaucoup en cette jument. Nous partageons une relation très forte, avons des caractères très similaires. Nous l’avons achetée alors qu’elle n’avait que quelques semaines. C’est une jument avec laquelle je prends autant de plaisir à passer du temps à pied, qu’à aller galoper dans les champs, à monter en concours ou travailler en dressage. Ce type de relation me semble magique. Je vais la laisser tranquillement se familiariser avec les mouvements du Grand Prix durant l’année 2022 en espérant la débuter l’an prochain. Nous ne sommes pas pressées, d’autant plus que Scoop va très bien et assure parfaitement son rôle de cheval de tête. Avoir le temps est une chance dans notre sport. Propriétaire de ma jument, je ne subis aucune pression quant à la vitesse de son apprentissage. J’ai donc le luxe d’attendre qu’elle soit prête, physiquement aussi bien que psychologiquement. Je compte bien en profiter … crédit photo : Boulerie Jump
- Charlotte Jorst clone Nintendo
L'américaine Charlotte Jorst, membre à plusieurs reprises de l'équipe américaine en Coupes des Nations, a cloné Nintendo, son cheval de Grand Prix âgé de 19 ans. Le KWPN par Negro et Monaco, ex-propriété d'Anna Kasprzak, débutait le Grand Prix en CDI avec Thomas Sigtenbjerggaard (ndlr : un des cavaliers de tête d'Andreas Helgstrand où elle en faisait l'acquisition en 2013). Associé à Charlotte Jorst, le bai concourrait notamment depuis sur les concours de Compiègne, Rotterdam, Hagen, Falsterbo, Hickstead, Geesteren, et, en 2016, sur la Finale Coupe du Monde Göteborg dont ils terminaient alors 12 èmes. Depuis le début de l'année, ils dominaient une étape Coupe du Monde et un CDI 3*, tous les deux organisés à Wellington en Floride. Nintendo est le propre frère de Zoe, l'ex-jument de Grand Prix du hollandais Theo Hanzon, et donc l'oncle d'Eddieni, le tout bon fils de Glock's Johnson un temps monté par Malin Nilsson et Patrik Kittel, et de Top's Gentle le cheval de Grand Prix de Tommie Visser. Approuvé au studbook NRPS, Nintendo n'a que quelques produits enregistrés.
- Le Haras du Coussoul ajoute le croisé poney de sport/lusitanien à son identité
Bien installé dans le paysage équestre français depuis plus de 30 ans, le Haras du Coussoul fondé par Catherine et Sauveur Vaisse a depuis longtemps acquis une solide réputation dans l'élevage de chevaux de dressage, qu'ils soient pur sang lusitaniens ou croisés de sport. Pourtant, depuis 4 ans déjà, c'est avec un tout autre type de croisements restés jusqu'à présent assez discrets que la structure se distingue aussi désormais : celui de l'association d'étalons poneys de dressage et de juments lusitaniennes ; un projet avec à la manœuvre Catherine Vaisse évidemment, mais aussi sa fille Alicia. Catherine et Alicia Vaisse accompagnées d'Othello du Coussoul. crédit DR La jeune femme , longtemps installée à New York et aujourd’hui enseignante d'arts plastiques et monitrice d’équitation, pose d'emblée : « c'est une idée partagée entre ma mère et moi. Je suis d'ailleurs très heureuse et admirative de ce qu'elle a réussi à construire grâce à des intuitions qui lui ont été très personnelles. Aujourd'hui, je m’implique beaucoup dans l’élevage et j’ai la chance d’apprendre à ses côtés ». La naissance de la petite dernière de la famille n'est certainement pas non plus totalement étrangère à cette volonté d'expérimenter « la genèse de l'idée tient au fait que nous avons quelques juments issues de lignées anciennes, dont une fille de Mistral du Coussoul par Pallas du Coussoul (ndlr : Championne de France & Championne des Champions des Allures à Beaucaire en 2006) qui produisait toujours d'excellents chevaux, mais de petite taille. Quand ma fille est venue au monde, nous nous sommes demandées pourquoi ne pas aller carrément vers la production de poneys » explique Alicia Vaisse. C'est donc un nouveau champ des possibles qui s'est ouvert aux deux femmes, avec son lot de découvertes et de questions « nous nous sommes retrouvées face à de nouvelles lignées que nous ne connaissions pas mais très intéressantes, avec de bons tempéraments, équilibrés, avec d'excellents dos et des sorties d'encolures bien orientées ». En 2018, une première pouliche est donc née, Championne du Coussoul (Champion Suprême d'Eté), suivie de Miss Minks (Alaia du Coussoul et Volupto des Bourdons), Scaramouche du Coussoul (Miss Largo du Coussoul et FS No Doubt), Rania du Coussoul (Amphore du Coussoul et Jovian) et d’autres à venir cette année….. « nous tenons à rester un élevage de petite dimension et cette année, nous attendons 3 poulains poneys. Le premier, Scaramouche du Coussoul est un fils de FS No Doubt, dont nous détenons les dernières paillettes puisqu'il a été vendu aux États Unis et castré par la suite . C'est un vrai espoir pour nous, il est d'une qualité rare. Avec quelques années de recul, nous pouvons dire que les croisés poneys/pur sang lusitaniens ont énormément de tonicité, de propulsion, d’élévation dans les allures et un excellent tempérament. Ce poulain promet d’en être un très bon exemple ». La jeune éleveuse précise aussi « pour le moment, nous n'avons utilisé que des pères très gentils, et nous sommes reconnaissantes à Marie Toublanc qui nous a conseillées. Jusqu'à présent, ils sont tous très faciles ». à gauche : Championne du Coussoul, à droite Scaramouche du Coussoul. crédits photos : Alicia Vaisse Si le croisement peut paraître atypique, Catherine et Alicia Vaisse confiaient à Dressprod « après nous être lancées dans les chevaux croisés de sport il y a quelques années avec de très belles réussites, nous avons voulu renouveler l’expérience en nous aventurant dans le monde des poneys de sport qui nous intéresse tout autant» ; un propos que complète celle qui suit désormais la formation pour devenir juge SHF « ma mère a toujours été tournée vers le cheval de sport. Cette direction plait beaucoup aujourd’hui et nous la gardons comme priorité évidemment tant pour les purs lusitaniens que pour nos croisés de sport. Mais j'ai aussi envie de maintenir certaines lignées anciennes car j'estime que nous sommes porteuses d'un devoir de transmission, qu'il faut conserver la diversité génétique et ne pas aller systématiquement vers là où la mode porte. Le Haras doit beaucoup de sa réputation à la grande qualité de lignées qui viennent de l’élevage de Roger Bouzin et nous sommes heureuses d’avoir plus récemment pu renouveler notre jumenterie en intégrant des filles de très bons étalons lusitaniens nés sur le sol français, comme Impala des Frettes et Quemoy du Fesquet, qui ont des qualités certaines et ont donné beaucoup de force et de taille à nos chevaux. Tandis que nos lusitaniens grandissent, nous sommes très intéressées de découvrir aussi nos premiers résultats dans cette recherche d’un poney de sport. Cette année, les poulains que nous produisons illustrent très bien nos trois directions phares: lusitaniens de dressage, croisés de sport et poneys luso-allemands». Tournée vers l'avenir mais appuyée solidement sur ses racines, voilà comment pourrait donc être résumée ce qu'est désormais la philosophie du Haras du Coussoul auquel de nombreux cavaliers en quête d'une nouvelle monture restent fidèles « je suis contente que nous ayons réussi à développer un cheval Coussoul car depuis longtemps déjà les gens viennent nous voir ou nous revoir au delà de toutes notions de studbooks, mais pour nos lignées, la qualité de nos chevaux, leur tempérament confiant et fin et le travail patient que nous menons ». Avec 8 à 12 naissances par an et des ambassadeurs comme : Mistral du Coussoul et Sultan du Coussoul qui n'ont plus besoin d'être présentés en raison de leurs carrières avec Alizée Froment, mais aussi Bolero du Coussoul, le cheval de Barbara Klinger, Donnerhall du Coussoul avec Pascale Rebischung, Diabeau du Coussoul une des montures actuelles de Catherine Henriquet, ou encore Don Largo du coussoul avec Estelle Amelot et Dartagnan du Coussoul sous la selle de Clémence Lesconnec, et plus récemment encore Chantal Klimmer avec le très prometteur Gavroche du Coussoul, l'élevage de Catherine et Alicia Vaisse a définitivement l'ambition de conserver son caractère familial « pour connaître chaque cheval et lui accorder le temps qu'il mérite » ; familial résolument à plus d'un titre.
- Internationaux de Dressage de Compiègne : tous les engagés
Si depuis quelques jours déjà plusieurs noms de couples présents du 19 au 22 mai sur les Internationaux de Dressage de Compiègne étaient dévoilés, Dressprod vous révèle ce matin, en avant-première, tous les partants d'une édition 2022 qui s'annonce comme un grand moment de sport, avec un nombre de partants sur le Grand Prix record : 93 ! CDIO 5* CDI 3* pour le Grand Prix Spécial CDI 3* pour la libre CDI 2* CDI U25 CDI Jeunes Cavaliers CDI Juniors CDI Poneys crédit photo : PSV
- Leslie Morse met fin à sa carrière de compétitrice
Quadruple finaliste de la Coupe du Monde de 2004 à 2007 avec Kingston et Top Top 962, membre de l'équipe américaine médaillée de bronze des Jeux Mondiaux d'Aix la Chapelle en 2006, Leslie Morse a annoncé mettre un terme à sa carrière de compétitrice. La cavalière de 58 ans n'était cependant plus apparue en international depuis 2014 et le CDI de Del Mar en Californie auquel elle participait avec King's Excalibur. Championne des États-Unis en 2009 avec Tip Top (ndlr : un étalon débuté par Kyra Kyrklund avec qui il remportait 3 fois le Championnat suédois jeunes chevaux), Leslie Morse s’imposait en 2009, le Grand Prix Spécial du CDIO 5* de Hickstead. Elle se consacrera désormais à la transmission et à l'entrainement : " je veux partager ce que j'ai appris au fil des années. Je pense que c'est une période critique pour le dressage américain, et la prochaine génération de cavaliers a besoin d'un bon entraînement [...]." source : dressage-news
- Classement permanent de la FEI : les cavaliers français poursuivent leur ascension
Alors qu'aucun mouvement n'est observé dans les six premières places du classement permanent de la FEI toujours dominé par Jessica von Bredow Werndl & TSF Dalera, suivies de Cathrine Dufour & Bohemian et Charlotte Dujardin & Gio, plus bas quelques évolutions notables sont observées avec : Dinja van Liere & Hermes qui passent de la 18 ème position à la 9 ème, Cathrine Dufour & Vamos Amigos qui grimpent de la 28 ème à la 12 ème place, Edward Gal qui amorce sa chute avec Glock's Total US en quittant la 7 ème place au profit de la 47 ème. Coté français, Morgan Barbançon & Sir Donnerhall II pointent désormais à la 35 ème place contre la 40 ème le mois dernier, Maxime Collard & Cupido PB intègrent le TOP 100 et sont désormais 89 èmes, Marie Émilie Bretenoux & Quartz of Jazz grappillent 3 places et sont 115 èmes, Corentin Pottier & Gotilas du Feuillard gagnent quasi 20 places et s'installent en 128 ème position, Morgan Barbançon & Bolero passent de la 244 ème à la 152 ème place, Jean Philippe Siat & Lovesong gagnent une place et sont 154 èmes, Guillaume Lundy e& Tempo IFCE sont désormais 155 èmes, Camille Judet Chéret & Scoop du Bois Luric 160 èmes, Bernard Bosseaux & Rilkadora Z 171 èmes, Charlotte Chalvignac Vesin & Icaro das Figueiras 181 èmes, Isabelle Pinto & Hot Chocolate vd Kwaplas de la Gesse 188 èmes ... Classement permanent complet consultable ICI










