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  • Reprise libre du CDI 4* du Mans : redoutable Belgique !

    Dans le dernier acte des épreuves du Grand Tour du CDI 4* du Mans, il y avait la Belgique ... et les autres ! Vainqueur de toutes les reprises auxquelles elle participait avec First Step Valentin et Flambeau, Larissa Pauluis enfonçait tout à l'heure le clou en s'emparant aussi de la reprise libre avec son fils d'Ampere après une performance évaluée à 76.020%. Nos voisins belges s'adjugeaient également la seconde place grâce à Charlotte Defacque et son Boticelli à 73.065% mais aussi la 3 ème avec Flore de Winne et Flynn à 72.065%. Coté français, la meilleure performance tricolore revient à Camille Judet Chéret et Scoop du Bois Luric, 5 èmes à 71.040%, tandis que Guillaume Lundy et Tempo fermaient la marche avec un 68.040%. Dans quelques heures, la 3 ème édition du CDI 4* du Mans s'achèvera donc. Espérons qu'en 2024 l'évènement porté par l'équipe de Philippe Rossi saura séduire davantage de cavaliers étrangers comme c'était le cas en 2021 avec Patrik Kittel, Hans Peter Minderhoud, Therese Nilshagen, Henri Ruoste, Antonia Ramel ... Résultats complets ICI crédit photo : Rose Harang

  • Danciano de Malleret débute le Grand Prix

    Confié à Manuel Dominguez Bernal depuis quelques mois, Danciano de Malleret participait hier à son premier Grand Prix en Allemagne sur un concours national organisé à Hamminkeln. Le fils de Dancier et Rotspon (ndlr : qui disparaissait il y a quelques jours - voir ICI) concourrait jusqu'à présent outre-Rhin avec Anja Engelbart, puis, avec Carina Erber en 2018. Après quelques mois chez Dorothee Schneider, l'étalon noir retrouvait la compétition l'année dernière avec Pauline Guillem, d'abord sur les épreuves Avenir Élite puis sur le Medium Tour ; un binôme qui prenait fin avec le Championnat de France Pro 1. Désormais associé à l'espagnol, l'étalon de 13 ans prenait la seconde place de son premier Grand Prix évalué à 70.767% ; une reprise avec quelques points perfectibles, notamment dans le reculer. L'épreuve était remportée par Annabel Frenzen & Silberstren FRH à 71.967%. Parmi les fils de Danciano eux aussi admis à la reproduction, on peut citer notamment : Daily Show, présenté aux Championnats du Monde Jeunes Chevaux puis sur le Petit Tour par l'américaine Emily Miles, Damareto MN monté en Allemagne par David Taylor puis Kyra Wulferding, Dirhom 6 avec qui concourrait notamment Borja Carrascosa, Jay Destino, propriété de Paul Schockemohle et Joop van Uytert avant qu'il ne soit vendu en Suisse ou encore Destare, aperçu sous la selle de Christoph Koschel. crédit photo : coll privée

  • Danciano a changé de cavalier

    Danciano, le protégé du haras de Malleret et de son propriétaire Gérald Martinez, a changé de cavalier : l'étalon désormais âgé de 13 ans a en effet été confié à Manuel Dominguez Bernal depuis quelques semaines. Le fils de Dancier et Rotspon concourrait jusqu'à présent en Allemagne avec Anja Engelbart, puis, avec Carina Erber en 2018. Après quelques temps passés chez Dorothee Schneider, l'étalon noir retrouvait la compétition l'année dernière avec Pauline Guillem, d'abord sur les épreuves Avenir Élite puis sur le Medium Tour ; un binôme qui prenait fin avec le Championnat de France Pro 1. Danciano a donc retrouvé l'Allemagne qui l'a vu naître pour poursuivre sa carrière avec le cavalier de Helen Langehanenberg. Âgé de 32 ans, l'espagnol entrait dans la lumière en 2021 en prenant la seconde place des Championnats du Monde des 6 ans avec l'étalon Escamillo : ils terminaient ensuite en 2022 médaillé de bronze dans les 7 ans. Manuel Dominguez Bernal débutait aussi le Grand Prix l'année dernière sur le CDI de Troisdorf avec Quentano 2 (voir ICI). Parmi les fils de Danciano eux aussi admis à la reproduction, on peut citer notamment : Daily Show, présenté aux Championnats du Monde Jeunes Chevaux puis sur le Petit Tour par l'américaine Emily Miles, Damareto MN monté en Allemagne par David Taylor puis Kyra Wulferding, Dirhom 6 avec qui concourrait notamment Borja Carrascosa, Jay Destino, propriété de Paul Schockemohle in et Joop van Uytert avant qu'il ne soit vendu en Suisse ou encore Destare, aperçu sous la selle de Christoph Koschel. crédit photo : coll privée

  • Corentin Pottier reprend les rênes en compétition de Bon Romantic

    2 ans et demi après son dernier concours en France, Corentin Pottier reprenait aujourd'hui les rênes de Bon Romantic en compétition sur un Grand Prix préparatoire organisé au Mans en parallèle du CDI 4*. Découvert par Sara Magnusson Lostria en Allemagne, ce fils de Bordeaux et Don Romantic permettait à la suédoise de prendre la 6 ème place du Championnat de France des 7 ans en 2019. Le bai brun passait ensuite sous la selle de sa fille Ella qui le montait sur les épreuves Juniors : ils étaient alors sélectionnés pour les Championnats d'Europe de Budapest en 2020 avant de prendre la 8 ème place des Championnats de France de la catégorie. Le Oldenbourg retrouvait alors le piquet de Sara Magnusson Lostria qui le débutait sur le Grand Prix sur le CDI 3* d'Opglabbeek avant de rejoindre l'espagnol Borja Carrascosa avec qui il concourrait sur le CDI 3* de Grote Brogel et sur un concours national en Allemagne. Il était ensuite confié au belge Nico Nyssen (ndlr : désormais cavalier d'Expression, l'ex-cheval de Grand Prix de Diederik van Silfhout (voir ICI), et chez qui Semmieke Rothenberger trouvait sa nouvelle monture - voir ICI) avec qui il reprenait la compétition, d'abord sur les épreuves U25 du concours de Dentergem puis sur le CDI 3* de Meerle l'été dernier où ils s'emparaient de la seconde place de la reprise libre à 73.290%. Le hongre issu de la même lignée que Horizon que montait l'américaine Adrienne Lyle sur le Grand Prix en 2018, proposé à la vente chez Pamfou Dressage (vidéo), et le Champion de France Pro Élite 2021 quittaient la piste avec un 66.123%, soit la seconde place derrière Carlos Pinto et le lusitanien du haras de la Gesse Fugaz da Lagoalva à 69.094%.

  • Grand Prix Spécial du CDI 4* du Mans: 3 ème victoire de Larissa Pauluis - Camille Judet Chéret 2 ème

    Sous un ciel plus clément que vendredi, le Grand Prix Spécial de cet après-midi était le rendez-vous phare de cette nouvelle journée du CDI 4* du Mans ; une épreuve avec en toile fond une question : Larissa Pauluis poursuivrait-elle sa razzia avec une nouvelle victoire après celles acquises dans les deux Grand Prix ? Larissa Pauluis continue donc de porter haut les couleurs belges : malgré un premier piaffer un peu hésitant et un second un peu tendu, une défense à l'entrée des changements de pied au temps et des postérieurs pas tout à fait en place dans le dernier arrêt, le Westphalien de 11 ans se présentait dans une belle énergie, semble-t-il entretenue par sa cavalière. Ils quittaient la piste avec un score de 70.106%. Très, très énergique aujourd'hui, notamment dans le passage qui était très expressif malgré une légère rupture sur le petit côté en A, Herelja Higgins s'inscrit dans le veine et le style de Badinda Altena. Si le bai brun partait au galop à faux, qu'il accrochait ses deux lignes de changements de pied et qu'il commentait aussi une petite faute dans la dernière ligne passage/piaffer/passage de bonne facture par ailleurs, le fils de Glock's Johnson devrait sans peine prendre plus de points lorsqu'il sera capable d'avoir la même énergie avec davantage de relâchement. Il permet à Camille Judet Chéret d'être seconde grâce à un 69.255% ; un score qui confirme, surtout au regard de imperfections du jour, le potentiel d'un couple qu'on imagine assez bien faire partie des prétendants à l'équipe de France. Le podium est complété par l'anglaise Anna Louise Ross et son Habouche à 69%. A la 4 ème place, on retrouve Isabelle Pinto et Hot Chocolate wd Kwaplas de la Gesse. Ils présentaient aujourd'hui un passage aérien à la suspension très marquée mais aussi un pas rassemblé où plus de relâchement aurait pu être observé ainsi qu'une faute dans les changements de pied au temps. Ils quittaient néanmoins la piste avec un 68.021% et une reprise globalement homogène. Manifestement tendu et davantage concentré sur son environnement, Goldstrike nécessitait toute l'expérience de Gareth Hughes. L'alezan par Tango et Krack C se montrait en effet dans une attitude souvent courte malgré l'équitation soignée de son cavalier. Tombant dans le galop au passage, le KWPN était aussi fautif dans les changements de pied au temps et s'effrayait à l'entrée de la seconde pirouette ; une reprise émaillée de fautes donc et sanctionnée d'un 67.681% (et des notes de 64.468 % à 70.213% ...), soit la 5 ème place. Résultats complets du Grand Prix Spécial ICI crédit photo : Boulerie Jump

  • Blue Hors développe sa présence en Allemagne

    Incontournables depuis déjà 30 ans, les écuries danoises Blue Hors ont décidé de développer leurs activités et de s'implanter, comme Andreas Helgstrand, en Allemagne : la structure de Kjeld Kirk Kristiansen s'est en effet installée à Winkelsett, entre Vechta et Brême, dans des installations qui accueillaient par le passé le Gestüt Appenriede. Les éleveurs pourront ainsi retrouver sur place les étalons Blue Hors Zackerey (vidéo 1), Blue Hors Monte Carlo (vidéo 2), Blue Hors Feinstar (vidéo 3), Blue Hors Bondo (vidéo 4), Blue Hors Glamorville et Blue Hors Bonfilio. crédit photo : DR

  • Grand Prix pour la libre du CDI 4* du Mans : Larissa Pauluis fait coup double

    Le CDI 4* du Mans continue avec aujourd'hui le Grand Prix pour la libre. Malgré une belle participation du côté des épreuves jeunes, notamment sur les Coupes des Nations, on regrettera cependant la modeste liste de départ des deux Grand Prix proposés : 9 dans le Grand Prix pour le Grand Prix Spécial, ils n'étaient en effet que 7 au départ du Grand Prix pour la libre de cet après-midi ; un constat qui n'est certainement pas étranger à un calendrier international de plus en plus dense, avec, en concurrence, le CDI 3* de Tolbert, le CDI 3* de Segovie ou encore les CDI 3 et 4* de Hagen (voir ICI), et le CDI 5* de Fontainebleau (voir ICI) la semaine prochaine. Malgré un nombre restreint de partants, nos voisins belges envoyaient cependant quelques uns de leurs meilleurs couples. Pour preuve, c'est à nouveau Larissa Pauluis qui s'imposait tout à l'heure, cette fois avec Flambeau : leur reprise sans faute majeure, si ce n'est un accrochage dans les changements de pied au temps, leur permettait de quitter la piste avec un 71.457%. La Belgique occupe aussi la seconde place avec Charlotte Defacque et son Boticelli : parfois un peu court devant, le fils de Vivaldi à l'énergie manifestement inépuisable proposait une reprise homogène même si une interruption était observée après le 13 ème changement de pied au temps. Ils obtenaient néanmoins un 69.484% et devançaient les néerlandais Jill Huijbregts & Enzos Armani 3 èmes à 67.783%. Coté français, Camille Judet Chéret & Scoop du Bois Luric sont 4 èmes à 67.674% et Guillaume Lundy & Tempo 5 èmes à 67.500%. Résultats complets ICI crédit photo : Rose Harang

  • Le filet simple désormais autorisé en France jusqu'au niveau Grand Prix

    Si le filet simple est, depuis quelques mois, partiellement autorisé en compétitions internationales (voir ICI), la Fédération Française d’Équitation a décidé de lui emboîter le pas. Le filet simple est en effet désormais aussi autorisé dans l'Hexagone, jusqu'au Grand Prix : un niveau sur lequel la bride était jusqu'alors obligatoire. Contacté par Dressprod, Lionel Du Tranoy, juge international et Président de la Commission Dressage de la FFE, confirmait l'information : « le règlement FEI autorise depuis cette année la monte en filet simple sur le Petit Tour dans les CDI * et **. Au niveau fédéral, nous avons autorisé la monte en filet simple sur toutes les épreuves préparatoires, y compris sur les épreuves du Petit et du Grand Tour, jusqu'au Grand Prix Spécial donc. Ce n'est cependant le cas que sur les épreuves préparatoires, car nous devons rester en phase avec les règlements des Championnats FEI qui se déroulent en bride ». Mise à jour 14/04/2023 Depuis la date de première publication de cette actualité, selon le site FFE Compet, 181 Grand Prix Pro Élite Préparatoires ont été organisés sur le territoire, contre 76 Grand Prix (Grand National inclus). image : pixabay

  • CDI 3 et 4* de Hagen

    Outre le CDI 5* de Fontainebleau (voir ICI), la semaine prochaine sera également marquée par les CDI 3 et 4* de Hagen auxquels participeront : CDI 4* Anna-Christina Abbelen & Sam Donnerhall Diana Al Shaer & Unazalee De Massa Maria Pais Do Amaral & Hot Hit Old Daniel Bachmann Andersen & Vayron Monica Burssens & Elfentanz Evelyn Eger & Westminster 71 Isabel Freese & Total Hope Old Gabriele H.-Kiefer & Hope, Cyprus Ophelia Kiichi Harada & Sir Galanto Gretha Hausmann-Ferreira & Zidane et Kalliani Van Het Molenzicht Andreas Helgstrand & Queenparks Wendy et Jovian Katharina Hemmer & Denoix Pch Felicitas Hendricks & Drombusch 2 Jemma Heran & Total Recall et Saphira Royal 2 Jeanna Hogberg & Astoria Young Shik Hwang & Delmonte 7 Svenja Kämper-Meyer & Amanyara M Frh Emma Kanerva & Mist Of Titanium Old et Greek Air Yuko Kitai & Amandori Patrik Kittel & Forever Young Hrh Lisa-Maria Klössinger & Fbw Daktari Lynne Maas & Electra João Pedro Moreira & Zonik Hit Fabienne Müller-Lütkemeier & Valesco 50 et Valencia As Raphael Netz & Great Escape Camelot Therese Nilshagen & Dante Weltino Old Sandra Nuxoll & Bonheur De La Vie Yvonne österholm & Ironman H Antonia Ramel & Curiosity Sönke Rothenberger & Matchball Old et Fendi Nanna Skodborg Merrald & Blue Hors St. Schufro et Blue Hors Don Olymbrio Jacob Noerby Soerensen & Sheeran Laura Tomlinson & Fallatijn Timna Valenta-Zach & Farant Mirelle Van Kemenade-Witlox & Siebenstein Christiane Van Rulo-Schaurte & Go-on Suphakamol Vuntanadit & Dreamboat Bcn Frederic Wandres & Bluetooth Old Nicole Wego-Engelmeyer & Citation Isabell Werth & Budhi CDI 3* Anabel Balkenhol & High Five Frh Marc Boblet & Jagger Ferdinand Csaki & Quilan 4 Evelyn Eger & Tabledance 3 Mathis Goerens & Riptide Nrw Amelie Gröpper & Schwalbenmelodie Gabriele H.-Kiefer & Cyprus Ophelia Masahiro Kosaka & Eddieni Marina Mattsson & Helix Lyndal Oatley & Elvive Laureen Poncelet & Sir Rubinus Judith Ribbels & Fun Fun Eb Juan Rodriguez Carvajal & Meggle's Boston Jacob Noerby Soerensen & Vincent Franziska Stieglmaier & Samurai 504 Beata Stremler & Fairplay Laura Strobel & Valparaiso 2 David Taylor & Don Henry 10 Joachim Thomsen & Vichy Pax Andrea Timpe & Don Carismo 2 Christiane Van Rulo-Schaurte & Go-on Anna Zibrandtsen & Quel Filou source : FEI

  • Jean Morel : nous avons beaucoup échangé avec les cavaliers

    Les trois jours de stage orchestrés par le duo Jean Morel, sélectionneur national, et Laurent Gallice, conseiller technique national pour le dressage, ont sonné comme une réussite pour l’équipe de France. Elle repart du Parc équestre fédéral avec un élan supplémentaire en vue d’une saison de compétition dense. “Les cavaliers étaient très contents d’être reçus à Lamotte. Les nouvelles écuries juste à côté du grand manège venaient juste d’être mises en service pour les accueillir dans les meilleures conditions. Ils ont trouvé le lieu spacieux et calme, idéal pour travailler en toute sérénité”, explique le sélectionneur national. “Il y avait deux pistes installées dans le manège, et de l’espace supplémentaire pour faire travailler les chevaux. Pour ceux qui avaient plusieurs chevaux, c’est un grand confort de disposer de telles infrastructures.” Un avis visiblement partagé par les cavaliers présents, en témoignent les sourires sur les visages. “On a été très bien reçus au Parc équestre, les pistes sont superbes et l’organisation impeccable. Je suis super contente d’être de retour en équipe de France”, réagissait en fin stage Stéphanie Brieussel, membre de l’équipe de France à Rio (BRA) en 2016. “L’endroit est vraiment incroyable. J’étais venu au Parc équestre une fois il y a au moins 15 ans, mais c’est la première fois avec l’équipe de France et ça n’a plus rien à voir”, confirmait Alexandre Ayache. Une dynamique nouvelle Une dizaine de cavaliers étaient présents, avec 14 chevaux, accompagnés par leurs entraîneurs privés et les propriétaires de chevaux, pour ces trois jours de stage du 8 au 10 avril. Seule Morgan Barbançon Mestre n’avait pu se joindre au regroupement, excusée en raison de sa participation ce même week-end à la finale Coupe du monde FEI aux États-Unis. “On avait des cavaliers avec des profils différents, des profils assez jeunes qui performent actuellement et font preuve d’une grande régularité et des cavaliers plus expérimentés qui font leur retour avec des chevaux en devenir. Ce mélange des générations m’a semblé très riche et dynamique. On commence à construire un vrai groupe, ce qui est essentiel si on veut performer à Paris en 2024”, précisait Jean Morel. Marc Boblet, membre de l’équipe de France aux JO 2008 et aux Jeux équestres mondiaux en 2014, confirme les propos du sélectionneur : “Le premier feeling c’est qu’on a à faire à une organisation très professionnelle et tournée vers le sport. Je pense que c’est une des premières fois où j’ai pu ressentir ça. C'est très intéressant, avec des gens vraiment compétents, et tout le monde est très investi. On se sent bien entourés pour faire du sport de haut niveau.” “J’ai trouvé la construction du groupe très intelligente. Il y avait des chevaux en place sur le circuit international, mais aussi des jeunes chevaux d’avenir. Je pense que c’est très malin car on est à la fois très proche des Jeux et à la fois encore à 15 mois de l’échéance. Il peut se passer encore beaucoup de choses”, déclarait Alexandre Ayache, membre de l’équipe de France à Tokyo en 2021 et réserviste à Rio en 2016. L’engagement fédéral salué Le président de la FFE Serge Lecomte était présent pour échanger avec les cavaliers, les propriétaires et le staff. L’occasion de détailler à nouveau l’ampleur exceptionnelle du dispositif fédéral mis en place depuis quelques mois en vue des JO 2024, qui propose aux cavaliers un accompagnement sur le plan technique, mais aussi sur le plan humain. Une opportunité pour le sélectionneur de mettre l'emphase sur la volonté forte de la Fédération d’accompagner les cavaliers dans la durée : “Nous avons beaucoup échangé avec les cavaliers pour nous assurer que notre stratégie remportait l’adhésion de tous. L’intervention de Jan Nivelle comme consultant technique, en collaboration étroite avec les entraîneurs privés de chacun, fait l’unanimité chez les cavaliers. Certains avaient déjà travaillé avec lui et d’autres le rencontraient pour la première fois, mais tout le monde a déjà bien progressé au cours de ces trois jours. Nous allons donc finaliser les choses pour pérenniser sa venue aux côtés de l’équipe de France. Nous avions aussi fait venir deux juges étrangers qui font référence sur la scène internationale. Ils ont pu évaluer les couples en condition de compétition le dernier jour puis débriefer de leurs prestations individuellement, toujours en présence des entraîneurs. Ils ont été agréablement surpris par la qualité des chevaux et le sérieux des cavaliers. Un check avec le maréchal ferrant et le vétérinaire a également été réalisé avec chaque cheval et le protocole de transmission des informations entre les vétérinaires traitants et le vétérinaire fédéral a été rappelé à chacun afin de travailler en toute transparence.” L’accent à moins de 500 jours des jeux a également été mis sur le volet humain et l’accompagnement des athlètes cavaliers. “ Nous avons également souhaité intégrer la préparation physique, la préparation mentale et des outils de posturologie et podologie à ce stage. Ces outils sont également mis à disposition des cavaliers dans les autres disciplines olympiques et paralympiques avec succès. Je pense que c’est important pour mieux se connaître soi-même et mieux connaître les autres. C’est indispensable pour espérer former un groupe solide. Nous voulons tous atteindre le même objectif, mais il faut savoir prendre en compte les sensibilités de chacun pour adapter au mieux le chemin à parcourir. On demande beaucoup aux cavaliers, et par ricochet à leurs grooms et entraîneurs privés. La pression est grande, le rôle du staff est de les accompagner au mieux et de manière personnalisée”, précisait Jean Morel. Jessica Michel, cavalière olympique en 2012 à Londres (GBR), abonde : “Il y a beaucoup d'ouverture d’esprit dans cette nouvelle équipe fédérale. Les interactions en préparation mentale, préparation physique et avec le posturologue étaient vraiment très intéressantes. J'apprécie beaucoup que ce temps pour nous nous soit offert. On vient en stage avec seulement un ou deux chevaux, on a vraiment eu le temps d’échanger avec ces intervenants. Quand on est à la maison, pris dans notre quotidien, on pense d’abord aux chevaux et on s’oublie parfois. La fédération nous donne vraiment la possibilité de nous améliorer dans notre système. Et puis il y avait un axe très fort de travail sur la cohésion de groupe. J’ai le sentiment qu’on passe un cap, avec une vraie volonté qu’un collectif solide se forme.” Même réaction enthousiaste du côté d’Alexandre Ayache : “La grosse surprise, c’est le discours du staff qui est encore plus axé sur le sport. En clair, on doit marcher en équipe pour réussir et celui qui pense qu’il peut le faire seul n’y arrivera pas. C’est un discours qui me parle et cet esprit sportif me motive. En France, on a la chance d’être accompagné par de nombreux intervenants très qualifiés et cette saison, ça intervient plus tôt que les années passées. Ma femme est estonnienne et également cavalière de dressage, elle n’a pas un accompagnement de la sorte avec sa fédération. Nous avons beaucoup de chance et nous devons saluer notre fédération et la remercier pour tout ça.” La saison est lancée À peine le stage terminé, les cavaliers ont déjà pris la route en direction du Mans (72) pour un CDI 4* cette semaine. La semaine suivante, quatre cavaliers seront en piste à Fontainebleau (77) pour le CDI 5*, organisé en parallèle des Master Pro de saut d’obstacles. “Ce sera pour nous l’occasion de retrouver Morgan Barbançon Mestre, de retour de la finale Coupe du monde et qui a passé plusieurs semaines sur les compétitions d’hiver en Floride. Nous aurons aussi Pauline Basquin et Corentin Pottier qui font preuve d’une belle régularité depuis plusieurs mois, et Alexandre Ayache qui a lui aussi montré de belles choses depuis le début de l’année”, détaille le sélectionneur des Bleus. “Ensuite, on retrouvera tout le monde au CDIO de Compiègne début mai. Après quoi, nous établirons la suite du programme avec chacun, avec comme autres grands rendez-vous la Coupe de nations de Rotterdam (NED) et, on l’espère, celle du CHIO d’Aix-la-Chapelle (GER) pour laquelle nous négocions actuellement avec l’organisateur une place pour l’équipe de France. Ensuite, il y aura les Master Pro à Vierzon en juillet et il sera temps d’affiner encore les dernières compétitions de chacun en vue des sélections pour les championnats d’Europe à Riesenbeck (GER) en septembre.” Un programme de compétition dense qui continuera sur le circuit Coupe du monde. “Tout va aller très vite maintenant. L’adhésion des cavaliers et propriétaires au projet doit être totale et l’engagement de la FFE à leurs côtés est, je le crois, à la hauteur de nos ambitions olympiques” conclut le chef d’équipe tricolore.

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