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- 48 jeunes chevaux néerlandais toujours en lice pour les Championnats du Monde
La première étape de sélections des couples qui représenteront les Pays-Bas aux Championnats du Monde Jeunes Chevaux de Verden est désormais terminée. Si 62 candidats ont envoyé leurs vidéos, 48 ont été sélectionnés pour poursuivre le processus. 5 ans : Andreas Helgstrand – Kensington (Glamourdale) Annika Roodhart – Kintyre (Grand Galaxy Win) Chantal Van Lanen - King Ve ( Governor-STR) Demy Kurstjens - Kyoto van de Nethe DK Dinja Van Liere - Key Largo ( Toto JR) Dinja Van Liere – Kaiman ( Dark Pleasure) Hans Peter Minderhoud - GLOCK's Kardam’s Whisper ( Toto JR) Jonna Schelstraete - Van den Ham – Kavallo ( Desperado) Lotje Schoots – Kingdance ( Expression) Mara De Vries - King De Niro MAGNI ( De Niro) Marijke Van Giesen - Kurona ( George Clooney) Maxime Osse - Duval´s Kapri Son ( Capri Sonne Jr. )Mette Jensen - Kremlin MD ( Governor-STR) Michelle Westerdijk – Kashmire ( Governor-STR) Rosalinde Heck - Karanto-Pomona ( Negro) Theo Hanzon – Kronos ( Kimberley) 6 ans : Annabel Rootveld - Juliette Creco. ( Negro) Anne-Mette Strandby Hansen - Janeiro Platinum ( Sezuan) Charlotte Fry - Jeroen Leatherdale G ( Lord Leatherdale) Danielle Heijkoop – Jupiter ( Apache) Dinja Van Liere - Joop ! Tc ( Ravel) Emma Van den Hooven – Jarlien ( Electron) Emmelie Scholtens – Joe ( Blue Hors Zatchmo) Fernando Estaban - Juglans Franka Loos – Jones ( Negro) Jamy Ummels - Jillz ( Jazz) Joyce Van Opbergen - Jenna-Verina ( Franklin) Kirsten Brouwer - Jack Daniels ( Electron) Kirsten Brouwer – Jheronimus ( Dream Boy) Nicky Snijder - Joyful-Sth ( Boston) Patrick van der Meer – Jazzuan ( Sezuan) Søren Wind – Joshua ( Sezuan) 7 ans : Charlotte Fry – Inclusive ( Everdale) Diederik Van Silfhout – Impression ( Don Schufro) Emmelie Scholtens - Indian Rock ( Apache) Emmelie Scholtens - Asgard's Ibiza ( Desperado) Geert-Jan Raateland - VMF I'm Legend ( Johnson Jonna Schelstraete - Van den Ham - SD Iristo ( Apache) Laurens Van Lieren - Illumina Vrouwe ( Furst Romancier) Lisanne Nederlanden - Iron Man ( Everdale) Lynne Maas – Incredible ( Charmeur) Mara De Vries - Icerole DVB ( Desperados) Marie Louise Moerings – Indo ( Hofrat) Nicole De Leeuw – Vonk – I-Catcher ( Johnson) Thamar Zweistra - Hexagon's Ich Weiss ( Rubiquil) Theo Hanzon - Turfhorst Invershin ( Charmeur) Yessin Rahmouni – Irabel ( Charmeur) source : KNHS photo : Mara De Vries - Icerole DVB crédit Digishots
- Disparition de Wilfried Bechtolsheimer
Wilfried Bechtolsheimer, le père de Laura Tomlinson, s'est éteint à l'âge de 71 ans. Formé par Harry Boldt, Herbert Rehbein et Klaus Balkenhol, Wilfried Bechtolsheimer défendait avec Giorgione les couleurs britanniques aux Championnats d'Europe de Mondorf les Bains en 1995. Il participait aussi à la formation de Carl Hester à qui il confia plusieurs chevaux au début de sa carrière. Wilfried Bechtolsheimer présida également British Dressage. photo : Instagram Laura Tomlinson
- Le dressage, discipline olympique FEI la plus rudement touchée par le Covid 19
De déclarations des organisateurs, en annulations : partout sur la planète, les manifestations sportives subissent, comme les rendez-vous culturels, de plein fouet la crise occasionnée par le Covid 19. Et le dressage paye cette fois encore un lourd tribut. Avec 188 CDI prévus en 2020 et 70 annulations enregistrées sur le site de la FEI, 37,23 % des concours internationaux de dressage prévus cette année dans le monde n'auront finalement pas lieu. Du côté du CSO, avec 813 CSI prévus pour 233 annulations enregistrées, le ratio est de 28,66 %, et de 34,09 % pour le concours complet : 261 CCI prévus et 89 annulations ; des chiffres et pourcentages qui ne tiennent cependant pas compte des reports possibles sur lesquels certains organisateurs déclarent travailler et dont les hypothétiques dates ne sont pour l'heure pas connues, ni des quelques annulations pour d'autres causes que le Covid 19. Toutes disciplines confondues (voltige, endurance, attelage, para), le site de la FEI dénombre 1606 événements internationaux prévus pour 2020. 527 sont à ce jour présentés comme annulés, soit 32,81 % ; des chiffres qui, là aussi, ne tiennent pas compte des quelques annulations pour d'autres causes que la pandémie.
- Hélène Richard Forgin : French Touch à Wellington
Championne de France Cycles Libres en 2007 et 2008, Championne de France Amateur 1 en 2009, Hélène Richard Forgin prenait aussi en 2011 la 3 ème place du Championnat de France Petit Tour avec Weltmunder. Après un Master de comptabilité, d'importants problèmes de santé lui faisaient décider de s'installer en Floride et d'y développer sa propre activité de commerce de chevaux de dressage : HRFdressage. Rencontre. Comment êtes vous arrivée en Floride ? Mon mari Maxime et moi travaillons sur ce projet depuis plusieurs années. Ayant goûté jeune aux voyages, il a toujours voulu retourner vivre aux USA. De mon côté, ce choix de vie était initialement moins dans mes projets. Avec un master en comptabilité, j'étais destinée à l'expertise comptable en France. Malheureusement, en 2008, à 22 ans, j'ai eu des soucis de santé assez graves, une hémorragie cérébrale, qui m'ont fait prendre conscience très jeune que la vie peut basculer du jour au lendemain. Je suis donc revenue sur mes plans de carrière à ce moment là. Les chevaux et le dressage étaient toute ma vie finalement, alors, je me suis lancée dans leur commerce. En 2012, nous sommes partis vivre un an à Ocala, proche d'Orlando. J'ai alors vendu sur place Weltwunder, un hanovrien de 11 ans, acheté à 3 ans, avec qui j'avais remporté 2 titres de champion de France dans les jeunes chevaux et fini 3 nème du Championnat de France Pro 2 en 2011 avec quelques participations en CDI comme Malines en Belgique. Je suis aussi tombée à ce moment là complètement amoureuse de la Floride. Nous avons malheureusement dû rentrer en France pour des soucis administratifs mais l'envie de repartir est depuis restée présente. Ce projet de Floride me permet aujourd'hui de conjuguer opportunités professionnelles et épanouissement personnel. Après des années de procédure pour l'obtention de nos visas, nous sommes enfin installés à Wellington depuis septembre 2019. Quelles y sont aujourd'hui vos activités ? Essentiellement du commerce de chevaux de dressage. J'achète des chevaux de dressage en Europe. Je les importe en Floride. Mon mari a la certification pour voyager avec eux en Cargo. Je les entraine pendant plusieurs mois et souvent plusieurs années en vue d'une revente (dans une bonne famille, aspect très important pour moi). Je ne fais pas de la quantité. J'ai à travailler seulement un ou deux chevaux à la fois. Maxime et moi en sommes propriétaires à 100%. Je gère mon activité de manière très familiale. Je m'en occupe entièrement. J'aime prendre le temps de bien connaître mes chevaux sous tous leurs aspects, pas seulement techniquement montés mais aussi connaître leur routine idéale, leur alimentation optimale, leur personnalité, leurs réactions à la tonte, au maréchal, en extérieur par exemples. L'arrivée de chaque cheval est un nouveau challenge excitant. J'aime beaucoup les acheter. Par contre, les vendre est toujours pour moi un vrai déchirement. Quelles différences notez vous dans l'approche de la discipline ? Je trouve l'approche de la discipline ici très cadrée, sûrement due au système juridique et médical américain. Il faut savoir que les américains sont très procéduriers. Avant même de mettre le pied à l'étrier, nombreux sont ceux à s'assurer que vous ayez bien signé une lettre de décharge en cas de chute, évitant à la structure d'accueil d'être poursuivie en cas d'accident et de frais médicaux. Cette décharge est à signer pour pouvoir monter son propre cheval ou dans le cadre d'essais de chevaux. Les USA ne disposant pas d'une sécurité sociale identique à la France, les frais médicaux peuvent coûter très très chers et les américains se bordent donc juridiquement à ce niveau là. Cette angoisse juridique et médicale est je trouve omniprésente au quotidien aux USA. D'un point de vue technique en dressage, ils aiment énormément être dans le contrôle, parfois même dans la retenue, même s'il s'agit d'un 4 ans. J'ai le sentiment que beaucoup de cavaliers ont peur à cheval et que la prise de risques est minimale. Ils choisissent globalement des chevaux "safe", pratiques, pas regardants et confortables. Cela ne veut pas dire que ce sont des mauvais cavaliers ou des mauvais chevaux. Je trouve que dans l'approche, en Europe, les chevaux notamment de 3 à 6 ans sont davantage mis en avant, avant de leur demander de rassembler. Ils travaillent aussi vraiment beaucoup à pieds aux longues rênes. Quels sont selon vous les points faibles et les points forts du dressage français, comparé au dressage américain ? Selon moi, Le dressage français a un atout majeur qui est celui de la proximité géographique avec les meilleures compétences mondiales (entraineurs, éleveurs, vétérinaires, maréchaux...) J'ai rencontré beaucoup de cavaliers à Wellington qui sont venus pour la saison essentiellement pour s'entrainer car ils ne trouvent pas d'entraîneurs dans la région où ils habitent. Ils savent que pour la saison, de nombreux entraineurs européens et américains seront sur place. De plus, Certains américains sont souvent obligés de faire voyager leurs chevaux par avion entre États. Les distances à parcourir aux USA peuvent s'avérer énormes et la logistique contraignante. Par contre, il est vrai que le dressage américain bénéficie de moyens financiers nettement supérieurs à ceux du dressage français, ce qui facilite évidemment beaucoup de choses notamment l'accès à des infrastructures luxueuses adaptées dans les moindres détails et à du matériel haut de gamme, la présence quotidienne de nombreux grooms sans oublier l'achat de chevaux de très bonne qualité. C'est ce dernier point qui m'a le plus interpellé. Regarder des détentes de compétitions nationales et y voir de très nombreuses belles combinaisons. Cette partie financière est malheureusement je pense le plus gros point faible du dressage français. On aimerait en France avoir des activités équestres plus prospères, pouvoir garder nos chevaux de Grand Prix pour le haut niveau, avoir moins de charges sur le personnel pour mieux payer les employés et ne pas être en sous effectif ou encore avoir le soutien de sponsors. L'argent, le sponsoring, le mécénat, sont-ils les seules clés du développement et de la réussite sportive du dressage américain ? Les seules clés, non je ne pense pas. Le talent par exemple ne s'achète pas mais je pense que cette partie financière dynamise beaucoup oui l'évolution sportive du dressage américain. On sait tous que d'avoir des chevaux coûte cher et que l'argent reste indispensable dans cette discipline. Peut-on selon vous aujourd'hui considérer qu'il existe une équitation américaine de dressage comme il y a une équitation britannique, allemande ou hollandaise ? Je ne vois pas encore pour ma part de traits particuliers communs à plusieurs cavaliers américains qui pourraient caractériser une équitation américaine. J'ai le sentiment que les américains s'inspirent beaucoup des connaissances européennes. Les meilleurs dresseurs américains sont bien souvent entourés d'entraîneurs ayant des bases techniques européennes, si eux mêmes ne sont pas allés directement en Europe se former. Donc selon moi, pas encore mais peut-être que cela le deviendra à l'avenir. Comment définiriez vous le marché américain du cheval de dressage ? Je dirais qu'il est très concurrentiel, en tout cas à Wellington. De nombreux professionnels sont déjà présents. Pour des personnes sérieuses, il y a malgré tout la possibilité de faire de bonnes ventes, au juste prix. Les américains sont par contre très exigeants sur l'achat de leurs chevaux et méfiants sur d'éventuels vices cachés. Ils sont aussi maintenant très informés sur la valeur des chevaux sur le marché et sont devenus très regardants sur la rémunération des intermédiaires par exemple. Les visites vétérinaires sont très étudiées et poussées. Le dressage français a-t-il des opportunités à saisir sur le marché américain ? Oui je le pense. Je ne les connais pas encore toutes. Comme partout, il y a un marché pour les jeunes chevaux et un marché pour les 6-10 ans (le plus convoité où l'on vend un potentiel). A partir de 11 ans, les chevaux sont ici considérés comme des "schoolmasters" (maître d'école), ce qui peut avoir parfois une connotation négative. Je ne suis pas d'accord avec cette position mais le marché est comme ça. Un cheval de 11 ans a pour moi en principe de bonnes années devant lui à être compétiteur. Je trouve aujourd'hui qu'ils sont moins friands des schoolmasters comme ils disent qu'auparavant. Ils aiment aujourd'hui davantage acheter un potentiel. Il y a aussi notamment beaucoup d'amateurs qui possèdent ici des PRE ou des lusitaniens. Je pense que ces chevaux sont faciles pour eux, avec un bon mental pratique. Ils piaffent assez jeunes et changent de pied facilement. Il y a donc sûrement un marché à ce niveau là.
- Un traitement contre le Covid 19 développé par un dresseur britannique ?
Et si un traitement contre le Covid 19 était en cours de développement par un ex-membre de l'équipe britannique de dressage ? Si Wayne Channon est en effet notamment connu pour son rôle au sein du club international des cavaliers de dressage, et pour avoir représenté le Royaume Uni avec son étalon Lorenzo aux Championnats d'Europe de Hagen en 2005, aux Jeux Mondiaux d'Aix la Chapelle en 2006 et sur la Finale Coupe du Monde de Las Vegas en 2007, l'anglais affirmait cette semaine que la société de biotechnologies qu'il dirige, Stabilitech, aurait développé un vaccin en capsule contre le Covid 19. Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CNBC (voir ICI), Wayne Channon explique ainsi que sa société a développé une capsule qui pourrait être ingérée, directement par le patient et permettrait de développer une immunité contre la maladie ; un procédé qui, selon lui, permettrait au traitement d'être directement envoyé par courrier aux domiciles des malades et d'éviter de longues files d'attente pour être vaccinés. Le très sérieux journal britannique The Times révélait en mars dernier que la société Stabilitech avait signé un accord avec la Chine pour accélérer les recherches d'un vaccin oral (voir ICI) sources : CNBC/The Times/dressage-news
- Cavalier de dressage : comment rester en forme et préparer sa reprise de l'équitation ?
Confinés, éloignés de leurs chevaux, nombreux sont aujourd'hui les cavaliers de dressage privés d'équitation. Alors que la sortie de confinement n'est pour l'heure pas annoncée, comment anticiper le retour à l'écurie ? Comment garder la forme et retrouver le plus rapidement possible ses habilités et son aisance en selle dans une discipline qui nécessite un engagement physique total et une gestion accrue de son équilibre, de son centre de gravité ? Pour répondre à ses questions, et pour permettre à chacun de préparer d'ores et déjà son retour en selle, Dressprod a sélectionné pour vous quelques ressources essentielles pour garder la forme … et patienter :) La préparation physique du cavalier de dressage, par G. Siegwart 45min La préparation physique du cavalier de dressage ICI Condition physique du cavalier, mode d'emploi ICI Condition physique du cavalier : une nécessité ICI Condition physique du cavalier : en pratique ICI Séances types ICI
- Face au Covid 19 : 5 dresseuses au cœur de la crise
Elles sont médecin urgentiste, psychologue, infirmières. Elles sont aussi cavalières amateur ou de compétition, éleveuses. Au cœur de la crise du Covid 19, rencontre avec 5 dresseuses, 5 passionnées au service de notre santé. " n'être pour vous qu'une rencontre fugace, idéalement jamais renouvelée, pour vous laisser vivre " Cavalière amateur, entre deux gardes de médecin urgentiste en Bretagne, EB tente de réaliser, avec ses 2 poulinières, son projet d'élevage à taille humaine. "Dépassés, surpassés, impuissants, essoufflés, apeurés, acculés, confinés, déconfits, déconstruits, moi médecin urgentiste, vous ne m'êtes redevables de rien. Mon engagement envers vous n'est pas de recevoir quelque chose en retour. C'est de n'être pour vous qu'une rencontre fugace, idéalement jamais renouvelée, pour vous laisser vivre. Pas sous la forme d'une bonne tension ou d'un teint bien rose, mais bien pour au mieux vous remettre sur le chemin de votre vie, de la poursuite de votre accomplissement auprès de vos proches et de vos chers. Même ça, aucun médecin ne peut le faire sans vous, croyez moi, je l'ai vu et ce sont mes anciens patients qui m'ont donné cette grande leçon. Aujourd'hui, prenez conscience que c'est vous tous qui êtes aussi des soignants. C'est vous que vous devez applaudir, encourager et soutenir. Aujourd'hui il ne faut tout simplement plus de malades et vous avez le pouvoir de ne pas être infectés, affectés et de protéger aussi vos proches. Vous avez le pouvoir de vous garder ensemble sains et saufs, en restant chez vous, en rompant cette chaîne meurtrière. C'est à nous aujourd'hui, qui que nous sommes, de choisir notre avenir, de construire une nouvelle vie, de réfléchir et d'avancer en restant chez nous. C'est comme ça qu'a la fin.... on gagne ". " devant le nombre croissant de besoins, de demandes, l’ampleur des répercussions à long terme que nous ne pouvons qu’imaginer, allons-nous pouvoir répondre dans l’état actuel de nos moyens ? " Elle aussi cavalière, FC a mis sa préparation personnelle pour le Saint Georges entre le parenthèses, et confié son cheval à son entraîneur. Maître de conférences et psychologue, elle consacre désormais ses journées au soutien, à l'accompagnement des soignants et les aide à faire face aux angoisses d'un quotidien devenu harassant. "Je suis psychologue clinicienne dans un hôpital de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris où je mène une activité de consultation transversale sur tous les services ainsi que dans un centre de lutte contre le cancer où je travaille auprès d’enfants malades et de leurs familles. Aujourd’hui, ce qui domine notre activité c’est le dépassement : dépassement de soi certes salué par les autorités mais qui me semble être notre travail quotidien invisible à leurs yeux habituellement, voire bafoué parfois, qui se voit brutalement révélé dans ses dimensions nécessaires par cette crise… Dépassement aussi de nos moyens techniques, humains, dont la pauvreté est mise en avant tout aussi brutalement, nous forçant à constater où nous en sommes… Alors merci à vous tous qui restez chez vous pour éviter que nous soyons trop submergés par la vague de patients et nous permettre de répondre aux besoins dans les meilleures conditions possibles.Quotidiennement, en tant que soignante de seconde ligne, et parfois de première pour certains collègues « psys », c’est ce sentiment de devoir s’ajuster qui domine… Celui de devoir comme tous mes collègues réinventer mon travail : passer d’un travail auprès des proches et des patients à un travail auprès des soignants qui s’occupent de ces derniers quand ils sont touchés par le COVID-19, leur proposer des interventions pour les guider dans des taches relationnelles pour lesquelles ils ne sont pas toujours formés car ils ont dû rejoindre et renforcer les rangs des services de réanimations, de soins palliatifs etc, les soutenir face aux angoisses que génère leur quotidien alors qu’ils n’ont pas le temps de se poser pour penser leur travail, tenter de prévenir les conséquences pour eux de ce travail harassant, en espérant pouvoir ensuite honorer ces propositions de soutien dans la durée car ce travail sera de longue haleine et les moyens déjà pauvres risquent de s’user… Réinventer mon travail auprès de mes patients et de leurs proches, qui sont séparés quand ils sont hospitalisés car les visites sont extrêmement limitées, leur rappeler que leurs besoins quand ils sont atteints d’une autre pathologie que le coronavirus comptent, et que nous ferons tout pour y répondre. Ces taches ne sont évidemment pas inhabituelles, nous y sommes formés, rompus par notre clinique, et armés pour y faire face… Mais la crainte qui nous habite est la suivante : devant le nombre croissant de besoins, de demandes, l’ampleur des répercussions à long terme que nous ne pouvons qu’imaginer, allons-nous pouvoir répondre dans l’état actuel de nos moyens ? Alors vous qui restez chez vous et qui peut-être applaudissez les soignants, pensez aux efforts que vous faites chaque jour pour endiguer cette épidémie, car c’est grâce à vous que nous continuerons ces soins de qualité sans devoir décider que certains besoins sont secondaires et que nous pourrons encore croire à l’hôpital que nous aimons : humain, centré sur le soin des patients et de leurs proches et non pas dominé par le rendement et la croissance qui en feront en animal en voie de disparition." "Ce n'est pas une fumisterie, les gens meurent vraiment" Cavalière amateur de dressage, passionnée de jeunes chevaux et infirmière aux urgences, AB a quitté son service habituel pour rejoindre depuis quelques jours, sur réquisition, une unité de réanimation dédiée au coronavirus. "Les cas de Covid 19 sont tous extrêmement lourds. Il ne faut pas croire que cette maladie ne touche que les personnes âgées, car c'est faux. Aujourd'hui, dans mon service, le patient le plus âgé à moins de 70 ans et cette semaine, nous avons perdu un patient de 50 ans, sans problème de santé particuliers. Le programme opératoire de l’hôpital a été drastiquement réduit et se résume aux urgences pour anticiper les pires schémas d'arrivée de patients. Tous les 2h, les malades doivent être mobilisés pour éviter notamment les escarres, si leur état le permet, même s'ils doivent être ventralisés 16h par jour. La majorité sont d'ailleurs plongés dans le coma et nécessitent de lourdes thérapie. Ce n'est pas une fumisterie, les gens meurent vraiment. Ce sont des cas de réanimation particulièrement complexes et dont on découvre l'évolution chaque jour." "Hécatombe chez les soignants, 4 arrêts, mais on va s’en sortir comme toujours, car nous sommes là pour ça, en première ligne" Pour BJ aussi le quotidien est bouleversé. Infirmière, nombreux sont ses collègues testés positifs et ses patients en suspicion de Covid 19. Alors que chaque jour elle craint d'être contaminée ou de contaminer ses proches, elle est, comme tous les cavaliers, privée de sa bouffée d'oxygène. "Je suis infirmière en région Tourangelle, dans un hôpital local, en service de psychiatrie. Notre quotidien, celui des patients et des soignants, a déjà bien changé depuis le début de cette pandémie, et j’ai bien peur que ce ne soit que le début. Lors de notre prise de poste, tenue complète obligatoire, alors que nous ne portions qu’une simple blouse avant, et masques pour tous. Nous avons de la « chance », pour le moment nous en avons. Mais jusqu’à quand … ? Nous ressentons l’effervescence du service, l’anxiété des patients, mais également celle des soignants. C’est une véritable ruche, je vois mes collègues masqués passer à toute vitesse devant le bureau infirmier un thermomètre à la main « je n’ai pas vu Mr X pour la prise de la température !! », « J’appelle le médecin Mme Y est à 39° ! », « Vite, viens m’aider Mr Z est en train de fuguer ». « Melle W tousse, qu'est ce que l'on fait ? On attend le médecin ? », « H vient d’appeler elle est positive, elle ne viendra pas travailler demain, elle est arrêtée pour 15 jours ». Énormément de questions dans un service déjà sous tension, où en cette période un rhume, une angine, ou une toux deviennent une psychose. Et où des patients déjà angoissés, persécutés du fait de leurs pathologies, s’inquiètent de nous voir tourbillonner ainsi tout de blanc vêtus et masqués. Les journées se déroulent ainsi, confinés dans leurs chambres pour certains, à distance d’un mètre les uns des autres pour ceux pouvant circuler dans le service, avec le stress, le stress de voir ce virus intégrer l’établissement. Mais ça y est, il y est entré depuis ce weekend. Hécatombe chez les soignants, 4 arrêts, mais on va s’en sortir comme toujours, car nous sommes là pour ça, en première ligne. Mais les dommages collatéraux seront nombreux lorsque cette crise sanitaire sera terminée. Et puis, je rentre chez moi, encore des questions plein la tête. Suis-je porteuse saine ? Puis-je contaminer mes collègues ? Les patients ? Est ce que mes collègues auraient pu me contaminer ? Est ce qu’un patient est porteur et nous l’ignorons ? Est ce que je ne ramène pas ce virus chez moi ? Quels sont les risques pour ma famille ? J’aimerai m’aérer l’esprit, ne plus y penser une fois chez moi, mais je n’y arrive guère. Je pense bien évidemment à mon cheval, ma bouffée d’oxygène, qui lui aussi est confiné dans son écurie fermée au public. 20 jours que je ne l’ai pas vu. 20 longs jours qui me paraissent une éternité… Comment réussir à se ressourcer dans ce climat, loin de lui. Lui qui m’apporte un réconfort certain après une dure journée de travail. Un petit hennissement à mon arrivée, un bisou sur les naseaux, une balade au soleil, une séance de travail, un câlin. J’en ressors regonflée, prête pour le lendemain. Mais cela n’est plus possible, pourtant j’en aurai grand besoin en cette période. Alors je n’ai qu’un seul message à faire passer : RESTEZ CHEZ VOUS, ainsi vous permettez en empêchant ce virus de se répandre, de sauver des vies. Celles de nos patients, de nos collègues, de votre famille et de vos proches. Mais également de retrouver nos chevaux le plus vite possible. Le Covid-19, mon meilleur ennemi qui ne nous laisse jamais tranquille. " "cette petite inquiétude qui perdure à chaque nouveau patient sur la table : est-ce qu’il est Covid 19 ou pas ?" Cavalière de dressage amateur, c'est en compagnie de son lusitanien que VG se vide la tête après sa journée d'infirmière au bloc opératoire. "Je suis infirmière au bloc opératoire en clinique. Les programmes d’interventions chirurgicales ont été fortement diminués pour ne faire que les urgences et celles qui ne peuvent pas être reprogrammées. J’ai la chance d’être encore bien équipée pour le moment mais avec cette petite inquiétude qui perdure à chaque nouveau patient sur la table « est-ce qu’il est covid 19 ou pas » et puis j’oublie vite pour me concentrer sur mon métier que je fais avec passion depuis 15 ans et où j’ai le plaisir de me sentir utile, particulièrement en ce moment. Nous avons réservé une partie de la salle de réveil pour la transformer en réanimation soins intensifs si nous devons soulager nos collèges du CHU où d’autres régions et là, le stress sera au rendez-vous, en attendant RESTEZ CHEZ VOUS et merci à tous ceux qui respectent le confinement. La période est d’autant plus dure moralement que mon cheval, qui est ma bouée d’oxygène en sortant du travail, est confiné dans son écurie. Je ne peux pas le monter ni même le voir et je me suis faite à l’idée que la saison de concours de dressage est morte mais je tiens moralement et physiquement (la reprise va être douloureuse, un peu de rire fait partie des journées) grâce aux propriétaires de l’écurie qui m’envoient des photos et vidéos de lui quotidiennement au pré ou au travail et je les en remercie énormément."
- Le Top Price des ventes westphaliennes rejoint les écuries de Dorothée Schneider
Comme le Oldenbourg, le studbook Westphalien organisait cette semaine sa 59 ème vente aux enchères, exceptionnellement en ligne. Le Top Price est adjugé à Bombino Bianco pour 121 000 €. L'étalon de 3 ans par Benicio reste en Allemagne et rejoint les écuries de Dorothée Schneider.
- Vechta : 250.000€ pour le Top Price. Une triple médaillée en Championnats de France dans le Top 3
Coronavirus ou non, le studbook Oldenbourg organisait cette semaine sa 92 ème vente aux enchères, mais cette fois, en ligne. Le Top Price de la vente revient Movie Star, un étalon admis à la reproduction de 4 ans par Morricone I et Toscana Old ; une jument qui évoluait sur le Grand Prix avec Hubertus Schmidt. Il rejoint pour 250 000€ le Royaume-Uni. Le second meilleur prix de vente est réglé pour Flor Dressage Royal : une jument 5 ans par Finest adjugée pour 112000€. Enfin, le 3 ème meilleur prix de la vente est obtenu par Danseuse Royale pour 111 500€. La jument de 6 ans par Don Juan de Hus et Rubin Royal, né au Haras de Hus et jusqu'à présent propriété de Star Horses, est également connue sous le nom de Diva Star de Hus, Championne de France des 3 ans et 3 ème des Championnats de France à 4 et 5 ans avec Jessica Michel Botton. Danseuse Royale est la propre sœur de Fortune Carrée de Hus. Elle reste en Allemagne et évoluera désormais sous la selle d'un jeune cavalier.
- Élevage de la Comogne : quand les cavaliers français traversent la frontière belge
Spécialisé dans l'élevage de chevaux de dressage, l'élevage de la Comogne, fondé par Chris de Cooman, équipe depuis quelques années déjà de nombreux cavaliers de dressage français, professionnels comme amateurs, qui n'hésitent pas à passer la frontière et à rejoindre la Belgique pour trouver le poulain de leur rêve. Les 2 premiers poulains de 2020 prendront d'ailleurs la direction de la France. Rencontre avec sa fille Maxime Henry, qui perpétue aujourd'hui le projet initié par sa mère. Vous semblez commercialiser un certain nombre de vos produits en France. Comment l'expliquez vous ? D’après nous, il n’y a pas de recette miracle, nous avons probablement eu un peu de chance au début et le bouche à oreille a fait la suite du travail ! Étant en Belgique, il est relativement simple d’avoir accès à un grand nombre d’étalons tant au Danemark, qu’en Hollande ou en Allemagne. Cela nous permet d’avoir une diversité importante dans notre sélection et de sortir un peu des croisements habituels que l’on voit en France ? Je ne sais pas... mais jusqu’à présent, ça a l’air de plaire ! Combien de poulains produisez vous chaque année ? Nous produisons environ une quinzaine de poulains par an. En quoi votre élevage se singularise-t-il ? Peut être peut on dire que nous sommes uniques en notre genre... ici, les chevaux vivent en troupeau d’une quinzaine de sujets durant les 2/3 de l’année, les poulains grandissent en groupe, tous les suivis gynécologiques se font chez nous et notre exploitation est en agriculture biologique ! De plus, nous favorisons l’internationalisation de l’élevage : la majorité de nos choix d’étalons se portent sur des chevaux étrangers. Il est très important de choisir un étalon qui convient parfaitement à la jument, même s’il se situe au fin fond du Danemark ! Cela nous permet d’offrir des poulains singuliers sur un marché qui reste un peu conventionnel. Quel type de chevaux cherchez vous à produire ? Des chevaux de qualité bien dans leurs baskets ! Comme dit précédemment, tout le monde vit en troupeau : nous sommes absolument convaincus qu’un cheval bien dans sa tête doit grandir un maximum dehors avec des copains.Nous sommes plutôt intéressés par les jeunes étalons : c’est toujours un pari mais qu’est ce que c’est grisant ! Il est rare que nous utilisions des étalons plus âgés, même si cela arrive parfois. Voir les étalons lors de leur approbation ou en tout début de carrière permet d’avoir une idée objective sur les qualités du cheval puisque ses allures ne sont pas encore « trop » améliorées par l’entraînement. Mais bien entendu, utiliser des étalons de 3 ou 4 ans ne donne aucune indication sur les qualités du cheval en tant que père : comment produit-il, que transmet-il... Il y a du positif et du négatif peu importe les choix que nous faisons en tant qu’éleveur, mais ceci est notre vision des choses. Comparé à l'élevage néerlandais et à l'élevage allemand, comment définiriez vous l'élevage belge ? La Belgique est centrale et je pense que cela facilite les choses. Les grosses écuries d’obstacle et les élevages sont par exemple très nombreux et nous sommes persuadés qu’un jour le dressage prendra enfin une place significative dans l’élevage belge ! Bien entendu, par rapport à la Hollande et l’Allemagne, l’élevage de chevaux de dressage en Belgique, c’est encore tout petit, mais l’évolution est là. Lentement mais sûrement. A quelles problématiques les éleveurs belges sont-ils confrontés ? Il n’est pas facile de faire connaître ses produits, les compétitions d’élevage liées au dressage étant peu présentes en Wallonie. Même chose pour les compétions jeunes chevaux, les plus belles compétitions se déroulent dans le Nord du pays. Nous ne sommes pas dans un système rodé comme les circuits hollandais ou allemands.N’oublions pas non plus les 1001 taxes auxquelles nous avons droit, même si c’est valable pour beaucoup d’éleveurs quelle que soit sa nationalité. La TVA par exemple est de 21% pour le cheval de sport, et les subventions pour l’élevage sont inexistantes... Quels sont aujourd'hui les orientations des studbooks SBS et BWP pour le dressage ? Nous ne connaissons pas vraiment le fonctionnement du studbook BWP, c’est donc difficile de vous faire le topo à ce sujet...Nous avons toujours inscrit nos poulains de dressage au stud-book SBS. C’est un studbook accessible, ouvert aux croisements avec des étalons étrangers, ce qui est la base de notre élevage. Il n’y a pas d’orientation dressage en particulier, mais les tarifs sont raisonnables, le service est de qualité et tout se fait facilement. J’espère qu’un de nos produits portera fièrement les couleurs de l’élevage belge et du studbook SBS au plus haut niveau!











