2018: quel bilan pour le dressage français ?


8 jours nous séparent de 2019. Après une année particulièrement animée … le calme retrouvé, quel bilan tirer de 2018 ? Throwback.

27 ans. C'est le temps qu'il aura fallu attendre pour revoir du dressage à Paris. Pour la première fois depuis 1991, et grâce au travail des équipes de Sylvie Robert, le monde a les yeux rivés vers la finale Coupe du Monde de Bercy. Le temps de quelques heures, Paris est la capitale du dressage. Un français participe à l'échéance pour la première de sa carrière : Ludovic Henry et son olympique After You. Grâce à leur rigueur sur le circuit hivernal 2017/2018, le couple installé en Belgique se voit attribuer une wild card qui leur permet de friser les 73 % dans la reprise libre. Ludovic Henry rejoint donc les quelques cavaliers français qui peuvent inscrire une finale Coupe du Monde à leur CV.

Paris c'est aussi le lieu et le moment choisi par Morgan Barbançon Mestre pour créer la surprise et annoncer qu'elle quitte le drapeau espagnol. La jeune femme, déjà rompue à l'exercice de l'échéance internationale, rejoint donc l'équipe de France. A 4 mois des Jeux Mondiaux de Tryon, la nouvelle redonne quelques couleurs à un dressage français qui souffre de l'absence de Karen Tebar, sa locomotive des Championnats d'Europe d'Aix la Chapelle et des Jeux Olympiques de Rio.

Pour espérer se qualifier par équipe pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, la France n'a d'autre choix que de prendre une des six premières places des Jeux Mondiaux. L'objectif est ambitieux, comme toujours. 6 ème de la Coupe des Nations de Compiègne en mai, 5 ème à Rotterdam en juin, comme en 2017 la France s'impose finalement à Hickstead en juillet. Si l'étape britannique du circuit est habituellement moins courue que les précédentes, la victoire française a le mérite d'exister, et n'est pas sans favoriser quelques déclarations enthousiastes, sûrement bien vite regrettées.

Pourtant, le 22 août, la nouvelle tombe. C'est sans équipe de France que l'échéance mondiale aura finalement lieu. Entre colère et déception, le dressage français vacille. Des centaines, des milliers, peut-être même des dizaines de milliers de messages de soutien s'alignent les uns derrière les autres sur des réseaux sociaux enflammés. Une pétition s'organise. La décision est, on s'en doutait, irrévocable. Next.

Pourtant, en 2018, il y a aussi eu du sport et une reconnaissance internationale du dressage français. Outre le vif intérêt exprimé par Isabell Werth pour quelques uns de nos sujets, citons par exemple : la vente de Fusion de Hus au finaliste australien des JEM 2010 Brett Parbery, l'approbation à l'étranger d'étalons nés en France comme Maserati HDS et Dexter du Neuhof, le titre de Champion des Pays-Bas sur le Petit Tour de Sultan des Paluds, lui aussi né en France, après son titre de vice-Champion du Monde des 7 ans en 2017… 2018 c'est aussi, entre autres, les victoires de Pierre Volla et Badinda Altena dans le Grand Prix et la reprise libre du CDIO de Hickstead, la 5 ème place de Jessica Michel et Dorian Grey de Hus et les performances remarquées de Guillaume Recoing et Star de l'Océan ou Corentin Pottier et Gotilas du Feuillard aux Championnats du Monde Jeunes Chevaux de Ermelo, la 2 ème place dans le Grand Prix Spécial du CDI de Hickstead et la victoire dans le Grand Prix du CDI du Crozet d'Anne Sophie Serre et Vistoso de Massa, les victoires dans le Grand Prix et le Grand Prix Spécial du CDI de Budapest de Morgan Barbançon Mestre et Bolero …Si tout n'est pas rose, la liste pas non plus exhaustive.

Passé la douche froide il faut avancer. Pas facile quand on a plus ou moins tout sacrifié. L'argent bien sur, mais aussi son temps, son énergie, sa vie de famille et avouons le, une part de ce rêve de gosse qui vous fait vous lever tous les matins. 2018 s'achève donc, et malgré la déception de ne pas avoir apprécié le drapeau français au milieu du stade (en travaux) de Tryon … peut-être peut-on au moins se satisfaire de l'élan inédit de soutien exprimé à nos cavaliers. Car, au delà des clivages et de querelles de clochers, 2018 restera marquée comme l'année où des milliers de passionnés s'unirent derrière leurs athlètes. Si 2018 a permis de fédérer le public français et d'affirmer le soutien à ses cavaliers, alors cette année n'est sûrement pas à oublier.


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