Vladimir Vinchon : j'aimerais monter le Grand Prix si j'en ai l'opportunité

Vladimir Vinchon n’est pas tout à fait un cavalier comme les autres. Membre de l’équipe de France para-dressage des Championnats d’Europe de Moorsele, des Jeux Paralympiques de Londres et des Jeux Mondiaux de Caen et Tryon : après 4 titres de Champion de France en para-dressage, il damait finalement le pion à la vingtaine de cavaliers «valides» engagés au départ du Championnat de France Amateur 1 pour s’emparer du titre. Nouvelle écurie, nouvel entraineur, nouveaux objectifs, à peine couronné, Vladimir Vinchon s’est déjà remis au travail.




Vous venez de remporter le Championnat de France Amateur 1. Cette victoire a-t-elle une saveur particulière ?


Ce dont je suis le plus fier, c’est le niveau que mon cheval et moi avons acquis. Le 1er jour du Championnat, je passais en numéro 2. J’ai donc surveillé le tableau des résultats presque toute la journée en me disant que quelqu’un finirait bien par nous passer devant. Et puis non. Je ne sais pas si cette victoire a une saveur particulière. Vis-à-vis des autres cavaliers il est certain que non, mais vis-à-vis de mon travail peut-être. Ce n’est pas non plus une revanche sur la vie mais c’est bien cependant grâce au « para » que je reviens aujourd’hui en « valides » : il m’a permis de progresser en aller chercher davantage de technique dans ma pratique.


A l'instar de cavaliers comme Rodolpho Riskalla ou Frank Hosmar, le Grand Prix fait-il partie de vos objectifs ?


A la différence de ces deux cavaliers, le Grand Prix n’est pas forcément un objectif, non pas que je n’en ai pas la volonté, mais parce que j’ai pleinement conscience du temps nécessaire pour tenter de trouver un cheval. Aujourd’hui, Fidertanz For Rosi a 7 ans. Je pense qu’il a tout pour être performant sur le Saint Georges, mais pour le Grand Prix, il me paraît un peu juste. Monter le Grand Prix serait évidemment un aboutissement et j'aimeras le faire si j'en ai l'opportunité surtout maintenant que je suis encadré par Jean Vesin. Ça me semble accessible mais ce n’est pour le moment pas un objectif car je suis totalement dans la perspective de Tokyo 2021 avec Tarantino Fleuri et Paris 2024 avec Fidertanz. Si un jour je monte le Grand Prix c’est que ce sera le fruit d’une opportunité, un peu la cerise sur le gâteau.


Comment votre entraînement est-il organisé ? Est-il complété par d'autres activités sportives ?


Je monte mes deux chevaux 5 à 6 jours par semaine. Jusqu’à présent, je travaillais avec Serge Cornut, mais avec la reprise des concours de CCE, il n’était plus très disponible. Le fait de quitter le Lion d’Angers où j’étais jusqu’à présent me permettra d’accentuer et développer ma préparation physique en pratiquant la natation. En intégrant les écuries Vesin je vais aussi réduire mes temps de trajet de presque 1h par jour … Je pourrais donc davantage me consacrer à ma famille et à mon travail.


Qu'est-ce qui selon vous manque au para-dressage français pour concurrencer les nations dominantes de la discipline ?


Je pense que les cavaliers dont le handicap le permet devraient davantage sortir sur le circuit « valides » ». La Covid m’y a d’ailleurs par la force des choses poussé puisque tous les internationaux « para » ont été annulés les uns derrière les autres. Le circuit « valides » a, d’une certaine manière, attesté de ma progression, du développement de notre technique. Rodolpho Riskalla ou Frank Hosmar sortent d’ailleurs beaucoup sur le circuit « valides ». Le processus de sélection pour les Jeux de Tokyo ne laisse cependant pas beaucoup de temps pour pouvoir concourir dans l’un et l’autre, même si j’ai la chance d’avoir deux chevaux qui le permettent.


Le nombre de concours internationaux vous parait-il suffisant en para-dressage ? Comment envisagez-vous désormais 2021 avec Fidertanz for Rosi et Tarantino Fleuri ?


Le nombre de concours internationaux est vraiment suffisant d’autant que la Fédération trace un circuit de sélection pour les grandes échéances avec un international par mois entre mars et juin. Pour 2021, la saison va être dense puisque je vais courir la sélection des Jeux avec Tarantino Fleuri. Avec Fidertanz For Rosi, nous allons continuer de nous former ensemble. C’est un cheval talentueux comme il l’a déjà prouvé en prenant l’année dernière la 3 ème place du Championnat de France des 6 ans avec Pauline Guillem. Nous devons consolider les automatismes. J’ai la chance d’avoir intégré une écurie qui a le même objectif que moi : le très haut niveau ; un projet que je peux vivre avec mes partenaires qui partagent mes valeurs et ambitions. Si de nouveaux souhaitent me rejoindre, ils sont évidemment les bienvenus.


crédit photo : DR/coll privée

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