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L'objectivité du jugement remise en cause par une étude

Les juges ne sont pas objectifs : voilà un postulat qu'il n'est pas rare d'entendre ou de lire sur lequel Inga Wolframm, chercheuse et professeure à l'université des sciences appliquées Van Hall Larenstein située à Leeuwarden aux Pays-Bas, s'est penchée, en étudiant 510 Grand Prix internationaux, entre mai 2022 et avril 2023, déroulés sur 7 CDI 5* aux États-Unis, en Allemagne, au Danemark, en Suède, au Quatar et lors de la dernière Finale Coupe du Monde.

Inga Wolframm est finalement arrivée à la conclusion que : le fait que les cavaliers aient concouru dans leur pays d'origine, qu'ils soient de la même nationalité que les juges, leur ordre de départ, et leurs performances précédentes influencent les résultats..


L"étude a mis en évidence un certain nombre de biais systématiques dans le jugement. Les juges ont notamment fait preuve de parti pris nationaliste et de patriotisme par procuration, favorisant les cavaliers de leur propre pays et ceux de leurs collègues juges. De plus, l'étude a révélé que le classement FEI des couples et l'ordre de départ de l'épreuve influençaient de manière significative les notes finales.

L'objectif de l'étude n'étant semble-t-il pas de pointer du doigt gratuitement le travail les juges, Inga Wolframm apporte une explication : " la grande complexité de devoir juger une variété de mouvements, dans différentes allures et aussi rapidement constitue une charge cognitive importante qui, si elle n'est pas gérée efficacement, est tout à fait susceptible de dépasser la capacité de traitement humaine. Par conséquent, les juges de dressage sont plus susceptibles de s'appuyer sur des stratégies cognitives beaucoup plus simples pour prendre une décision, ce qui entraîne des erreurs de jugement systématiques [...]"

L'étude souligne aussi :


- la nécessité d'un système de jugement plus transparent et objectif pour sauvegarder des principes justes et équitables.


- que le recours involontaire à des raccourcis et préjugés cognitifs présente des risques pour l'intégrité et le développement durable du dressage pouvant nuire à son acceptation sociale.


Integralité de l'étude consultable ICI


crédit photo : FEI/Christophe Tanière

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