Jean-Marc Favereau : je ne m'attendais pas à gagner les 7 ans

Nouveau Champion de France des 7 ans avec Deauville de Hus, Jean-Marc Favereau réalise une saison 2020 sans faute : si le couple de bordelais enregistrait pas moins de 10 victoires, ils décrochent aussi leur sélection pour les Championnats du Monde Jeunes Chevaux ; une première pour les écuries Favereau et celui qui était, il y a 30 ans, triple Champion de France Jeunes Cavaliers de CCE. Quelques heures après son second titre, Jean-Marc Favereau fait le point avec Dressprod :


Quel bilan tirez-vous de ce Championnat de France des 7 ans Deauville confirme la régularité de sa saison avec deux bonnes reprises qui sont à l'image de ce qu'il avait déjà montré cette année. Je ne m'attendais pas à gagner car il y avait de la concurrence en face avec des cavaliers d'expérience comme Morgan Barbançon ou Charlotte Chalvignac Vesin, toutes les deux avec des chevaux de qualité même si je n'avais pas jusque là trop eu l'occasion de les voir. J'espérais faire un bon résultat car j'avais confiance en la qualité du cheval et en son sérieux. Nous croyons beaucoup en lui, je mettais dont plutôt fixé une seconde place comme objectif. Vous venez d'être également sélectionné pour le Championnat du Monde des 7 ans. S'agissait-il d'un objectif en début de saison ? Oui un petit peu. Après sa 4 ème place au Championnat de France des 6 ans avec Marine et suite à leur participation au clinic organisé par la SHF avec Isabell Werth à Equita'Lyon, Deauville a été davantage remarqué. C'est donc en ce sens que nous avons un peu organisé la saison, en participant par exemple au CDI de Segovie en Espagne. Nous allons désormais continuer à nous préparer comme nous l'avons fait jusqu'à présent. Deauville de Hus a-t-il vocation à rester dans votre piquet ou à retrouver celui de Marine après sa pause bébé ?

Deauville sera à nouveau monté par Marine l'année prochaine s'il n'est pas vendu car c'est aussi au commerce qu'il est destiné. S'il est toujours là, ils évolueront ensemble sur le Petit Tour. C'est cependant un cheval que je connais bien, pour l'avoir monté en cycles libres. Je le montais aussi de temps en temps avant, pour l'emmener en extérieur par exemple. Que vous apporte votre expérience de cavalier de concours complet avec les chevaux de dressage ? Je pense que je suis par exemple plus à l'aise pour les emmener en extérieur. C'est d'ailleurs le cas avec Ginsengue, la jument de Grand Prix de ma femme Nicole qui peut être très délicate lorsqu'elle comprend que la sortie est bientôt finie et qu'on rentre à l'écurie, là … on a bien le sentiment de monter une machine de guerre ! Je pense être globalement plus à l'aise si je monte un cheval très chaud, j'ai appris à rester calme, à laisser aller le mouvement tout en restant au contrôle. Après tant d'années aux côtés de votre femme Nicole et des vos belles filles Marine et Lara, toutes les trois cavalières internationales, le Grand Prix vous fait-il de l’œil ? Oui, évidemment. Je monte un cheval de propriétaire avec qui nous avons fait ensemble nos débuts sur l'Inter I il y a peu. Nous commençons à travailler les mouvements du Grand Prix mais nous n'en sommes pas à les présenter en concours. Autant en complet avec un cheval de qualité modeste, à force de travail on peut réussir à avoir des résultats, en dressage c'est différent : il faut un cheval qui n'ait pas d'impasse pour espérer être performant. Mais il est certain que monter le Grand Prix donne envie, surtout que j'ai Nicole pour m'aider à travailler.

crédit photo : Les Garennes

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