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Anne Sophie Serre : Arnaud et moi savons que les JO sont une route semée d’embûches

Il y a eu Le Guerrier qui lui permettait de découvrir le haut niveau et de participer en 2011 aux Championnats d'Europe de Rotterdam, Loutano et Rossini avec lesquels elle gagnait en expérience sur le Grand Prix, Vistoso de Massa le complice de ses premières Coupes de Nations, Actuelle de Massa l'élégante fille de Pastor Gub, Championne de France Pro Élite 2021 et actrice de la qualification tricolore pour les Jeux Olympiques de Tokyo, et désormais Jibraltar de Massa : ensemble, ils seront réservistes de l'équipe de France des Jeux Olympiques de Paris ; une place certes un peu dans l'ombre mais qui peut vite basculer dans la lumière comme en 2008 où, à deux jours du départ pour Pékin, Karen Tebar et Falada M déclaraient finalement forfait ...


Quelques heures après l'annonce officielle de la sélection, Anne Sophie Serre confiait à Dressprod :


"Pour avoir déjà été prétendants à plusieurs sélections olympiques, nous savons Arnaud et moi que c’est une route semée d’embûches. De nombreux paramètres rentrent en ligne de compte lors du choix qui doit être fait quant aux cavaliers qui seront amenés à représenter leur pays. Les résultats obtenus en compétition constituent évidemment l’un des critères essentiels, mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Et jusque là, la chance ne nous avait jamais sourit vraiment ; en tout cas en matière d’olympiades !


Pour Jibraltar et moi, la saison s’est amorcée on ne peut plus mal. Mon cheval, déjà doté d’un caractère sensible au naturel, se montrait assez susceptible et, de ce fait, peu enclin à réaliser les performances qui auraient pu nous donner accès à une potentielle chance d’intégrer l’équipe de France cette année. J’ai donc fait le choix, plutôt que de « forcer la machine » de nous tenir en retrait des terrains de concours pour nous donner le temps de chercher et de trouver ce qui nous permettrait de revenir dans de meilleures dispositions. Je me suis beaucoup attardée sur son bien être. Nous avons changé pas mal de choses autant dans son équipement que dans son rituel de préparation. Il passe également beaucoup de temps au pré ce qui contribue à l’apaiser énormément.


Nous avons repris le chemin des concours lors du dernier CDI du Mans et les résultats se sont déjà montrés plus satisfaisants. Quinze jours plus tard, nous étions à Jardy et avons renoué avec les 70% sur le Grand Prix, ce qui a contribué à une sélection pour la Coupe des Nations de Aachen. Il était important pour moi-même, comme pour notre staff ,de pouvoir évaluer Jibraltar dans une grande arène, avec tous les éléments aussi bien visuels que sonores inhérents à ces grands événements. C’est nous qui avons ouvert le bal en nous élançant les tous premiers sur la piste de ce stade mythique d’Aix-la-Chapelle. Ce n’est jamais chose simple de lancer son équipe car c’est une vraie responsabilité. Ce n’est pas évident non plus de tirer le numéro 1 sur de tels rendez-vous et ça l’est d’autant moins lorsque le couple est inconnu au bataillon, ne disposant de ce fait d’aucune côte. Je suis sortie de l’épreuve en étant vraiment satisfaite de mon cheval, autant pour son comportement que pour les progrès qu’il montre à chaque sortie. Si le surlendemain, quelques fautes ont été commises sur le Grand Prix Spécial, le sentiment est resté très bon. Le cheval était serein et facile. Ceci m’a sans doute rendu trop confiante ! C’est donc à moi que j’en veux un peu. Néanmoins, le bilan est très positif. Nous avons tenu la pression et notre staff semble satisfait de nos prestations, même si bien sûr il nous manque un ou deux concours pour nous mettre dans les points que nous visons. Ce concours n’a en tout cas rien d’un concours ordinaire. Sa réputation de véritable temple de l’équitation sportive n’a pas été inventée. Dressage, obstacle, complet, les trois disciplines avaient rendez-vous cette semaine à Aix, réunissant beaucoup des meilleurs couples du monde. L’ambiance était incroyable et l’événement a drainé un public que je n’avais personnellement jamais rencontré ailleurs. On sort toujours grandi de tels événements. Ce sont eux qui font progresser, individuellement mais collectivement surtout. Courir en équipe est toujours galvanisant et nous avons à cœur de bien faire les uns pour les autres avant de le faire pour nous-mêmes. C’est certainement le meilleur entraînement dont nous pouvions bénéficier avant les Jeux."


crédit photo : coll privée

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