Robert Dover : nous devrions tous être extrêmement fiers de la fantastique évolution de notre sport


6 fois cavalier olympique, 4 fois médaillé de bronze aux Jeux Olympiques, ex-entraîneur de l'équipe américaine et véritable architecte du succès qu'on lui connaît, vainqueur de plus de 100 Grand Prix nationaux et internationaux, 7 fois finaliste de la Coupe du Monde : manifestement affecté par les critiques que subit parfois la discipline, Robert Dover prenait hier la parole sur le groupe Facebook « International Dressage Riders Club » ; une intervention depuis plébiscitée par de nombreux cavaliers, juges et passionnés :

« Je pense qu'il est grand temps que quelqu'un dise à voix haute à quel point, la « communauté du Dressage » devrait être fière ! Tout d’abord, un grand BRAVO à Isabell et à tous les cavaliers et chevaux fantastiques des Championnats d'Europe. Rendez-vous compte, il y avait 32 chevaux au dessus des 70 %, et même à plus 86 %. Et sans compter les États-Unis, le Canada, l'Amérique du Sud et l'Asie. Les éleveurs ont fait un travail fantastique en produisant des phénomènes, dotés d’une locomotion et d’une élasticité incroyables, ce qui n’était presque jamais le cas dans les années 80 et avant. Les entraîneurs et les cavaliers sont également devenus beaucoup plus pointus pour monter ces magnifiques chevaux avec des aides élégantes, surtout dans un environnement comparable à un microscope et, parfois, extrêmement malveillant sur les réseaux sociaux.

Ceci m'amène à un point, au regard des critiques exprimées sur les réseaux sociaux, sur la façon dont les chevaux se déplacent et les cavaliers montent. Je ne suis pas un grand fan des gens assis devant leur ordinateur qui critiquent les cavaliers qui s’affrontent, jour après jour, dans les plus grandes arènes du monde, alors qu’ils ne se sont jamais eux-même aventurés dans une telle arène à ce niveau.

Néanmoins, lorsqu'un journaliste commence à attiser les flammes en dénonçant la façon dont les chevaux exécutent un mouvement ou un autre, sans reconnaître que, la plupart du temps, la réalisation du mouvement est davantage due de la conformation du cheval que de son entraînement, voilà qui n'aide pas notre sport.

Il existe des moments et lieux propices à la tenue de forums/rencontres pour aborder l'abaissement des hanches dans le piaffer […] ou le trot allongé [...]. Il n'est par contre par approprié de traiter le cavalier comme un criminel pour la façon dont un mouvement est réalisé, alors que ce n'était certainement pas son intention !

Les abus, la douleur animale, ne doivent jamais être acceptés et les stewards et juges sont là pour empêcher que cela ne se produise. En général, en particulier au plus haut niveau, le jugement a, mon avis, également montré une grande amélioration. Les juges devraient être tenus de nous éloigner de faits susmentionnées ou de ceux qui ne sont pas conformes aux règles énoncées dans le manuel de la FEI. Ceci a toujours été leur rôle, indépendamment de qui ou de quel cheval est en piste. D'un autre côté, démolir les cavaliers et le sport, de l'intérieur par des gens méchants qui ont souvent des rancunes pour une quelconque raison, doit être qualifié comme il se doit : déplorable !

Le dressage n’a jamais été aussi bon et nous devrions tous être extrêmement fiers de la fantastique évolution de notre sport. »

Intervention complète à lire, en anglais, ICI


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