Stéphanie Brieussel : comme tous les cavaliers français, je ne m'interdis pas de penser aux Cham


Membres de l'équipe de France des Jeux Olympiques de Rio, Stéphanie Brieussel et Amorak se faisaient plus discrets en 2018 : une rareté qui ne les empêchait pourtant pas de se distinguer et d'enregistrer une série de 4 èmes places sur le CDI de Keysoe, Aix la Chapelle, Compiègne et Waregem. Souvent entre 68 et 69 % l'année dernière, le couple du Cercle Hippique de l'Isle Adam Parmain s'essayait, il y a quelques semaines sur l'étape londonienne de la Coupe du Monde, au Grand Prix Court. En plein travail hivernal, Stéphanie Brieussel fait le point sur la saison à venir.

photo : collection privée

- Depuis maintenant 18 mois, vous travaillez avec Kyra Kyrklund. Après un an et demi, quel bilan tirez-vous de son enseignement ?

Je travaille principalement avec Richard White car il parle français, ce qui me facilite les choses, mais ils travaillent tout le temps ensemble. Bien que je sois chaque jour suivie par Dominique, mon mari, nous avons voulu chercher autre chose. Kyra et Richard sont très orientés sur la biomécanique, le fonctionnement du cheval, le ressenti du cavalier, ce qui m'a permis d'apprendre beaucoup en peu de temps et d'améliorer significativement mes chevaux. Dominique continue bien entendu de me faire travailler, comme il l'a toujours fait depuis des années avec beaucoup de passion, Kyra et Richard m'apportent donc un complément, un regard différent.

- Par le passé, vous avez également travaillé avec le néerlandais Hans Peter Minderhoud. Pourquoi avoir décidé cette fois de traverser la Manche ?

J'avais effectivement un peu travaillé avec Hans Peter quand j'avais Twister, qui était assez difficile. A l'époque, Alain Francqueville me l'avait conseillé. Lorsque j'étais sur le CDI de Roosendaal en juin 2017, j'ai revu le cheval de Daniel Pinto, Santurion de Massa, que je n'avais pas vu depuis longtemps et j'ai trouvé qu'il avait beaucoup évolué. Comme je connais Daniel depuis des années, que nous sommes amis, il nous a permis de nous rencontrer et les choses ont démarré comme ça.

- Vous étiez, il a peu, sur l'étape Coupe du Monde de Londres. Comment avez-vous vécu cette nouvelle et première expérience du Grand Prix Court ?

En fait je n'avais pas dans l'idée de participer à l'étape Coupe du Monde de Londres spécialement pour tester ce Grand Prix Court. J'allais en stage chez Kyra et Richard juste avant, c'était donc l'occasion de faire un concours dans la foulée. Le concours ne s'est pas trop bien passé mais ce n'est pas à cause du texte de la reprise, mais davantage d'une musique trop forte au galop. Je trouve cependant dommage de tester ce nouveau texte sur une étape Coupe du Monde. Je ne l'ai, pour ma part, pas trouvé très agréable à monter, ni à regarder. Si vous faites une faute, la sanction est immédiate et presque impossible à rattraper. Raccourcir le Grand Prix, pourquoi pas. Mais là, les appuyers sont par exemple très serrés et les chevaux ont à peine le temps de s'installer dedans. Pour moi, la reprise n'est pas forcément plus difficile, elle n'est juste pas agréable à monter à cause du manque de temps pour préparer l'enchaînement des mouvements. Je note juste que pour le moment les critiques sont plus négatives que positives.

- Amorak a aujourd'hui 14 ans et a montré en 2018 qu'il était encore capable de progresser. Quels sont les points sur lesquels vous orientez cet hiver votre travail ?

Amorak va super bien il est en pleine forme. Il faut être lucide nous ne pourrons le changer à 100 %, il restera craintif et parfois imprévisible. Il progresse cela dit et un jour peut-être sera-t-il parfaitement calme en piste. En tous cas c'est un cheval que j'ai décidé de ne pas vendre, sinon je l'aurais fait depuis longtemps. C'est mon cheval de cœur.

- Dans quelques semaines la saison reprendra. Quels sont vos objectifs pour 2019 ?

Notre objectif est simple, continuer à progresser. Comme tous les cavaliers français, je ne m'interdis pas de penser aux prochains Championnats d'Europe. Je souhaite aussi sortir Evaristus, dont nous sommes copropriétaires avec son éleveur. Je l'ai déjà présenté sur le Petit Tour, il aborde maintenant gentiment les exercices du Grand Prix qu'il débutera peut-être cette année selon son évolution. Je pense qu'il a toutes les qualités pour prendre des points. J'ai aussi un 7 ans dont nous sommes également copropriétaires. Il très doué mais je ne sais pas si je vais le sortir sur les 7 ans ou le Petit Tour, c'est un peu tôt pour le dire. C'est mon petit génie. Nous continuons en tous cas à travailler, tranquillement.

#StéphanieBrieussel #Amorak

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